Quitter Paris

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Les plus et les moins

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vendredi 15 juin 2007

La peur de ce qui est différent

A force de chercher des liens allant dans le sens de ce blog, on en vient également a chercher des liens antinomiques. Pour le plaisir de comparer les avis. Ou peut être par simple envie de se coller le doute après avoir pris une décision.

Frogita a posté le billet le mieux fait qu'il m'ait été donné de voir à ce jour.

Alors oui, il faut bien reconnaître qu'en plus des regards de travers que peut subir un parisien exilé, il y'a moults changements qui vont arriver et qu'il vaut mieux avoir prévu :

  • Les horaires de vie active sont plus 8h-19h que 11h-22h
  • Il faut choisir entre la soirée au resto et la soirée au ciné, les des deux ne servent plus après 22h
  • La quasi absence de mixité sociale fortement implantée donne probablement des craintes diverses et variées à certains habitants
  • Il faut aimer les ballades en foret, parce que les bords de seine, même s'il y'en a dans certains départements, ils sont beaucoup moins pratiquables qu'a Paris

Mais même après ce genre de considération, on craque toujours autant pour l'espace de vie et le calme environnant, quitte a se munir d'un paquet de croquettes au valium pour faire taire les chiens trop véhéments. Et puis, vivre a 70km / 1h de paris en train et en voiture, c'est plus a proprement parlé "la province" mais une (presque) vulgaire "grande banlieue"

A ce propos, je suis tombé sur un billet qui traite, peut-être de façon un peu violente, du distinguo Paris-Province souvent utilisé par beaucoup de gens (et moi le premier), parfois de la mauvaise façon.

J'y ajouterais simplement que :

  • Même si cette ségrégation existe effectivement dans les mots de certains, le fait de dire "province" n'entraîne pas nécessairement une connotation négative hors paire
  • Il existe également la même chose entre une grande ville et sa banlieue (Paris ou autre), voir même à l'intérieur d'une grande ville (parlez des habitants du 19em a certains résidents du 2em arrondissement de Paris)

J'ai, par la même occasion, trouvé un billet qui pourrait presque être une réponse aux questions "tolérance", "indifférences", "intégration", tout ça à la fois, mais qui traite toute fois d'un cas particulier d'intolérance potentielle (tout comme le notre avec notre immatriculation). On y comprends assez vite que, finalement, la "tolérance" des grandes métropoles rime surtout avec "indifférence" et qu'il convient, pour s'intégrer, de prouver a son "nouvel entourage" que malgré ses différences, il y'a du bon comme du mauvais dans chacun. Merci Indilou

jeudi 14 juin 2007

L'art de perdre ses amis

Journée résolument artistique, l'un des problèmes majeurs de l'expatriation (pas forcément lié a la région parisienne, d'ailleurs), c'est l'éloignement vis a vis de son petit univers social.

A moins d'emmener ses amis avec soi, chose à laquelle nous pensons depuis longtemps, par exemple en achetant a plusieurs un gigantesque château, on se voit contraint de laisser une partie de sa vie derrière soi. 70km ça n'a l'air de rien, mais entre ceux qui n'ont pas le permis et ceux qui refusent de passer le périphérique (ou l'A86) pour cause de "heyy ça va pas, j'ai pas mes vaccins à jour, moi !", on risque nous aussi de perdre un bon pourcentage de nos relations sociales actuelles.

Il faut se rassurer tout de même, le fait de continuer de bosser à Paris permettra toujours de voir les plus réticents ... mais le méritent-ils vraiment, au fond ?

Pour les plus courageux, nous prévoirons de toute façon de quoi les garder contraints-forcés à dormir à la maison ... C'est l'un des avantages indéniables de passer de 65 à 130m² utilisables dans son chez-soi.

L'art de la politesse

Il semble que ce soit une maladie chronique des grandes villes, et, d'après ce que j'ai pu lire ici ou là c'est très sensible à Paris.

Sans aller jusqu'à saluer toutes les personnes qu'on croise dans la rue, j'ai toujours mis un point d'honneur à avoir quelques attentions ... pour le conducteur du bus, pour la personne qui tiens la porte, pour l'automobiliste qui me laisse passer ou pour le piéton que je laisse passer. Il faut bien reconnaître tout de même qu'on ne me rends mes "bonjour" ou "merci" qu'à peu près une fois sur deux.

A l'inverse, depuis le début de nos visites, les bonjours pleuvent. Reste quand même quelques aigris de la vie qui nous regardent de travers avec notre immatriculation neuf-trois.

jeudi 7 juin 2007

Partir sans regrets

Ce matin, juste pour le plaisir de se faire du mal, j'ai répondu positivement à une proposition de visite de l'un de nos agents de la région parisienne qui assurait (du moins au téléphone) qu'il fallait absolument que je vois cette maison d'un peu moins de 60m² habitables avec un foorrrmidaaaable espace extérieur de 25m².

Alors soit, elle était très encombrée, mais franchement très petite.

L'agent immobilier : "ben vous comprenez, ils y vivent avec un bébé, pensez bien, ça s'accumule vite, les objets divers"
Moi : "hmmmm ... oui, en effet"

Rappelez moi pourquoi on veut déménager ? ah oui, on a déjà un bébé et on en veut un second ...

En bref, de quoi quitter la région parisienne (presque) sans regrets