A force de chercher des liens allant dans le sens de ce blog, on en vient également a chercher des liens antinomiques. Pour le plaisir de comparer les avis. Ou peut être par simple envie de se coller le doute après avoir pris une décision.
Frogita a posté le billet le mieux fait qu'il m'ait été donné de voir à ce jour.
Alors oui, il faut bien reconnaître qu'en plus des regards de travers que peut subir un parisien exilé, il y'a moults changements qui vont arriver et qu'il vaut mieux avoir prévu :
- Les horaires de vie active sont plus 8h-19h que 11h-22h
- Il faut choisir entre la soirée au resto et la soirée au ciné, les des deux ne servent plus après 22h
- La quasi absence de mixité sociale fortement implantée donne probablement des craintes diverses et variées à certains habitants
- Il faut aimer les ballades en foret, parce que les bords de seine, même s'il y'en a dans certains départements, ils sont beaucoup moins pratiquables qu'a Paris
Mais même après ce genre de considération, on craque toujours autant pour l'espace de vie et le calme environnant, quitte a se munir d'un paquet de croquettes au valium pour faire taire les chiens trop véhéments. Et puis, vivre a 70km / 1h de paris en train et en voiture, c'est plus a proprement parlé "la province" mais une (presque) vulgaire "grande banlieue"
A ce propos, je suis tombé sur un billet qui traite, peut-être de façon un peu violente, du distinguo Paris-Province souvent utilisé par beaucoup de gens (et moi le premier), parfois de la mauvaise façon.
J'y ajouterais simplement que :
- Même si cette ségrégation existe effectivement dans les mots de certains, le fait de dire "province" n'entraîne pas nécessairement une connotation négative hors paire
- Il existe également la même chose entre une grande ville et sa banlieue (Paris ou autre), voir même à l'intérieur d'une grande ville (parlez des habitants du 19em a certains résidents du 2em arrondissement de Paris)
J'ai, par la même occasion, trouvé un billet qui pourrait presque être une réponse aux questions "tolérance", "indifférences", "intégration", tout ça à la fois, mais qui traite toute fois d'un cas particulier d'intolérance potentielle (tout comme le notre avec notre immatriculation). On y comprends assez vite que, finalement, la "tolérance" des grandes métropoles rime surtout avec "indifférence" et qu'il convient, pour s'intégrer, de prouver a son "nouvel entourage" que malgré ses différences, il y'a du bon comme du mauvais dans chacun. Merci Indilou