Quitter Paris

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mardi 11 septembre 2007

Hypotheque V.S. Crédit logement V.S. Privilège de prêteur de deniers

Le but du billet n'est pas de disserter sur l'avantage de l'un ou de l'autre, mais sur les coûts, même si, rapportés au budget global, ils ne sont pas si faramineux. Le prêt pris en exemple est de 150000 Euro.

L'hypothèque : Prise par la banque a qui vous devez de l'argent, elle leur permet de vendre la maison pour rembourser la dette .. et accessoirement de vous jeter à la rue.

Elle se décompose en deux parties : l'établissement, au début de l'emprunt et, éventuellement, la main levée si vous vendez le bien avant la fin du remboursement. En cas de remboursement complet avant une vente, l'hypothèque tombe d'elle même sans frais.

L'établissement de l'hypothèque se chiffre à 1600 Euro, sa mainlevée a 400 Euro, soit un budget global de 2000 Euro, payés a fond perdus.

Le Crédit Logement Caution mutuelle généralement gérée par une filiale de la banque qui vous octroie un prêt. Avantage indiscutable sur l'hypothèque, comme "ca reste dans la famille" les banques sont généralement plus flexibles en cas de problèmes de remboursement, vous n'êtes pas tout de suite à la rue.

Il est payé intégralement à la souscription et remboursé entre 1/2 et 3/4 à la fin de l'opération (remboursement total ou revente, peu importe). Son coût final, toujours pour notre prêt d'exemple, est de 1700 Euro après restitution.

C'est la formule la plus proposée par les banques ... forcément, puisqu'elles ont tout a y gagner.

Le Privilège de prêteur de deniers Le moins utilisé et le moins proposé. Pourtant le plus intéressant. Il coûte un peu moins de 1000 Euro pour notre exemple.

Bon a savoir également, le gros des frais d'hypothèque (plus de 80%) sont constitués par la rémunération du notaire en charge de la paperasse. Il s'agit donc de frais négociables dans une certaine mesure, rendant, de fait, l'hypothèque parfois plus intéressante.

mardi 24 juillet 2007

Questions / Réponses 2

Quelques nouvelles questions glanées dans les stats google du blog :

  • a la signature d'un pret, une banque peut elle obliger sont client à rester 20ans ? A rester 20 ans dans le bien immobilier acheté, non. A rester client de la banque, oui, puisque quoi qu'il arrive le montant des échéances du prêt sera prélevé sur un compte de la banque. C'est un peu plus flou en ce qui concerne la domiciliation des revenus. D'abord parcqu'on entends généralement "salaire" par "revenus" mais c'est loin d'être le seul, et deuxièmement parceque le salaire peut immédiatement etre viré vers un autre compte et laisser celui de prélèvement de l'écheance a sec. D'une manière générale, une banque ne va pas gueuler que votre salaire n'est pas virée chez elle tant que vos échéances sont payés en temps et en heure.
  • peut-on acheter un appartement et le vendre juste après ? Dans la théorie, oui. Dans la pratique, vous n'obtenez le titre de propriété (indispensable à la vente) que 6 a 12 mois après l'achat. Il faut également veiller au statut fiscal du bien. Si le délais achat/vente est trop court, le fisc refusera de le considérer comme votre résidence principale et taxera donc l'éventuelle plus value au taux en vigueur.
  • discuter assurance invalidité deces pret immobilier ? Biensur. Vous pouvez même aller la prendre ailleurs si ça vous chante, il n'y a aucune obligation de souscrire l'assurance en question auprès de l'établissement de crédit.

vendredi 29 juin 2007

Négocier un prêt immobilier

Lors d'un compromis signé par l'intermédiaire d'une agence, vous spécifiez généralement deux à trois banques chez qui vous vous engagez à déposer une demande de prêt.

Outre le fait qu'il soit obligatoire de tenter d'obtenir le prêt voulu (un seul refus, ça passe mal, généralement), demander à plusieurs banques différentes permet de faire jouer la concurrence.

Concrètement, vous vous pointez dans votre banque habituelle (c'est la qu'il sera le plus simple de faire une demande de prêt, la banque ayant déjà une bonne vue de vos capacités financières) avec :

  • Copie du compromis de vente
  • Les 3 dernières fiches de paie de l'emprunteur (ou des co-emprunteurs, si vous êtes plusieurs) et la dernière fiche de paie de l'année précédente si vous n'avez pas encore le relevé d'impôt sur le revenu de l'année en question
  • D'éventuelles attestations de versement d'aides variées, pour l'année en cours et les 2 précédentes (assedic, caf, ...)
  • Les deux derniers relevés d'imposition sur le revenu

Si vous souhaitez souscrire un prêt relais :

  • Plusieurs estimations de la valeur de votre bien en vente
  • Une copie des feuilles pertinentes de votre échéancier de prêt actuel (du début a l'année en cours)

Et vous demandez une offre. Comparez avec ce qui vous parle (moi, j'aime bien les taux & durées, mais vous pouvez parler en mensualité et durée, l'important étant de parler toutes assurances comprises)

Allez ensuite dans d'autres banques, avec cette offre sous le bras, demander s'ils peuvent faire mieux. Si vous avez des comptes en pagaille, des gens qui vous suivent (famille, enfants, etc ..) ça peut être un argument de poid pour obtenir une bonne offre a la concurrence. Il faudra prévoir quelques documents en plus :

  • Justificatif de domicile
  • Relevés de compte des trois derniers mois (pensez aux comptes joints, épargne, etc ...)

Bien entendu, il est toujours plus simple de ne pas changer de banque (surtout si vous êtes satisfaits), c'est pour quoi, si vous obtenez mieux ailleurs, revenez voir votre banque pour leur demander de proposer encore mieux, voir encore moins, souvent, ça marche, surtout avec le même argument qu'avec la concurrence ("si je pars ailleurs, vous perdez 15 comptes"). Si le bluff ne marche pas, comparez tout de même ce que vous allez gagné a aller voir ailleurs comparé a ce que ça vous coûtera en temps et en argent de changer vos références bancaires partout.

Sachez enfin que l'assurance décès invalidité, obligatoire, n'est pas nécessairement souscrite dans la banque ou est pris le prêt. Vous obtiendrez sans doute de meilleurs propositions de la part de courtiers en assurance. En contrepartie, la banque sera plus difficile à convaincre lors des négociations à la baisse du taux si vous ne souscrivez pas l'assurance chez eux. La encore, il faut comparer.

Si vous fonctionnez a l'économie plus ou moins forcée, vous pouvez également réduire cette assurance. Il est tout de même conseillé de la prendre à 100% sur tous les co-emprunteurs ... Le prêt se retrouve 100% financé par l'assurance en cas de décès ou d'interruption de travail prolongée pour l'un des deux (j'ai d'ailleurs fait remarquer au banquier que c'etait un appel au meurtre, sur quoi il m'a demandé si je voulais souscrire l'assurance à 100% sur la tête de ma binômette et 0% sur la mienne ... j'ai été tenté ... 1/4 de seconde ... jusqu'à ce qu'il me dise que les suicides et meurtres n'étaient pas couverts par l'assurance :))

vendredi 22 juin 2007

Y'a pas que quitter-paris dans la vie.

Petit billet spécial trackback pour un blog trouvé par ricochet. Il conte l'histoire d'un jeune homme qui s'est lancé, tout début 2006, dans la création d'entreprise (un défit encore plus difficile que de quitter Paris, sisi) .. et qui, en plus, le fait sur un créneau que je réfléchi a attaquer depuis un bon moment, la chasse au logement orienté vers l'acquéreur.

Beaucoup iront sans doute hurler a l'inadmissible Nieme intermédiaire qui fait encore gonfler les prix, mais après avoir lu un peu son blog, on y trouve une démarche loin d'être opportuniste et il y'a toujours un marché pour les gens qui font leur boulot avec passion.

En un mot, bravo !

La bulle immobilière

A la faveur d'un lien posté par Nadège sur le forum du site bulle-immobiliere.org j'ai commencé a débattre avec des gens plus ou moins avenants et qui poussent plus ou moins la réflexion, d'une façon plus ou moins agréable. Je vous invite tout de même a y faire un tour, il y'a beaucoup de choses a y apprendre même si elles ne sont pas toujours rangées de manière très accessible.

Il convient en effet de bien se renseigner sur cette bulle, sur les conséquences qu'elle peut avoir sur l'investissement que l'on souhaite faire, et sur les risques a court, moyen et long terme.

Comme tout marché, l'immobilier va et vient, a long terme il n'y a donc qu'un risque faible qui devient quasiment nul lorsqu'on parle de sa résidence principale. Qu'importe la valeur de son bien immobilier tant qu'il suit grosso modo les courbes globales de variation, le vendre demain 100, 1000 ou 10000 ne changera rien puisqu'on trouvera l'équivalent pour un prix similaire a coté. Le seul risque réel est dans l'interval entre l'achat et la vente dans un marché en mouvement :

  • Si vous prenez le parti de ne pas vendre tant que vous n'avez pas acheté (le cas de beaucoup) vous risquez une partie de votre capital si le marché est en baisse et vous devez réagir vite a une proposition d'achat, même en dessous de vos prévisions, si vous constatez que les acquéreurs potentiels se font rares.
  • Si vous prenez le parti inverse (mettre en vente avec un délais vous permettant d'acheter, par exemple) vous risquez la même chose si le marché est à la hausse.

Si on met de coté les spéculateurs, beaux parleurs, et conseilleurs qui ne sont pas payeurs, le marché est aujourd'hui dans une phase de stabilisation. Vulgairement, ça veux dire que ça monte encore a certains endroits (mais moins vite) et que ça baisse à d'autres (sans pour autant que ce soit une chute vertigineuse). C'est, en réalité, le moment idéal pour profiter d"opportunités diverses :

  • vendre son bien actuel (puisqu'il est convenu que nous sommes au plus haut du marché pour la période en cours) pour partir en location "le temps que ça se tasse".
  • se savoir dans une zone encore en légère croissance et repousser de quelques semaines ou mois la vente de son bien tout en s'engageant sur un autre bien qui est dans une zone "sur la descendante" (je suis tombé sur un article pas mal fichu qui rappel la fâcheuse tendance qu'on les français a n'investir que sur les hausses alors qu'il est prouvé par A+B que le plus rentable est d'investir sur les baisses)

Pour terminer sur l'investissement concernant la résidence principale, il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit également de l'endroit ou on va vivre et pas uniquement d'un produit de placement financier. Il n'y a donc pas que l'aspect "est-ce que, par hasard, si j'optais pour une location, je ne dégagerai pas 30000 euro sur 10 ans si jamais le marché se gaufre de 40%". 30000 Euro sur 10 ans, ça fait 250 euro par mois, avec des si, on mettrais Paris et le double de tous les parisiens dans une seule bouteille, au final, comme dans tout achat, il y'a un coté plaisir absolument impondérable qui rentre en ligne de compte et, pour gagner 250 euro par mois, il y'a des tas de méthodes, par exemple arrêter de fumer.

Petit mot, après ça, sur l'investissement immobilier spéculatif (j'achète un bien dont je ne fais rien uniquement pour pouvoir le revendre avec une plus value dans X temps) et locatif (j'achète un bien que je loue, je dégage 5 à 15% de revenus fonciers avec mon capital qui sera peut être bonifié d'une plus value à la revente ultérieure).

Soyons clairs, s'il s'agit de placer un capital a court ou moyen terme, c'est une idée absurde de le faire dans l'immobilier d'habitation aujourd'hui (le cas de l'immobilier d'entreprise et des parkings étant légèrement différent). En investissement spéculatif, sauf zone très particulière (extension de réseau de transport a venir rapidement et a proximité immédiate, aménagements spécifiques en cours, zone a fort potentiel touristique en création, etc ..) on est quasi-sûr d'y laisser des plumes. Pour le locatif, il y'a fort a parier que les loyers couvriront tout juste la moins value à la revente si elle intervient trop tôt.

Par contre, si vous avez 20 ou 30 ans devant vous, l'investissement locatif, s'il est judicieusement réfléchi (plusieurs petits biens plutôt qu'un seul gros, zone stable politiquement, ...) et positionné (pas "trop près" mais pas "trop loin" non plus) peut très bien se faire aujourd'hui et peut même être couvert a base de produits boursiers pour garantir le capital global a échéance 20 ans (vous avez 600.000 Euro a placer. placez la moitié en produits financiers garantis a 4%, l'autre moitié dans l'immobilier, dans 20 ans, votre placement financier vaudra pas loin de 600.000 Euro avec le cumul des intérêts, votre placement immobilier, même dévalué de 50%, vaudra encore 150.000 Euro et vous aurez encaissé, si vous vous êtes mal démerdé, 120.000 Euro de loyers, soit une performance globale de 2.25% annuel dans le pire des cas)

vendredi 15 juin 2007

Questions / Réponses

C'est fou ce qu'on trouve dans les stats d'un blog. Particulièrement dans les recherches google qui y ont mené.

Un petit Q/R, donc :

  • peut on acheter sans avoir signer de compromis ? Virtuellement, oui. Pas besoin de "signer" un papier pour être d'accord sur une transaction, quelle que soit sa nature. Cela dit, la loi impose un certain formalisme aux transactions immobilières, principalement pour protéger les particuliers des vicissitudes des professionnels qui pourraient être tentés d'abuser les braves gens (Loi SRU, etc ..). Il est donc vivement recommandé de signer un compromis préalable. C'est également indispensable en cas de prêt bancaire, la banque refusera tout net de prêter quoi que ce soit s'il n'y a pas de compromis.
  • temps après acte notarié prêt immobilier ? Généralement, les compromis imposent de fournir un refus de prêt entre 30 et 45 jours après la signature pour que la condition suspensive fonctionne. Cela ne veut pas dire que la vente est annulée s'il n'y a aucun document bancaire dans ce délais mais que, une fois qu'il est passé, l'acheteur ne pourra plus réccuperer la somme mise sous séquestre lors de la signature du compromis s'il ne peut pas terminer la vente pour cause de refus de prêt. Il sera même potentiellement contraint de payer en plus, pour dédommager le vendeur de son désistement. Concrètement, il est tout de même rare qu'un vendeur s'acharne sur un pauvre acheteur qui a été coincé par sa banque ou dont la situation personnelle a fait que, subitement, il n'était plus en mesure d'assurer ses engagements, dans la mesure ou il faut tout de même aller en justice pour tout ça.
  • la somme séquestré chez le notaire ? C'est généralement entre 5% et 10% du montant global de l'opération. D'un commun accord, les parties peuvent décider que ce sera plus, ou moins, voir rien du tout.
  • délais notarial pour l'achat ? On compte en moyenne trois à quatre mois après la signature du compromis.
  • déroulement vente immobilier entre particuliers ? C'est la même chose qu'avec une agence a la différence près que c'est le notaire qui fait généralement signer le compromis et qui conserve la somme payée par l'acheteur au titre de séquestre jusqu'à la conclusion définitive de la vente. Attention, un compromis signé entre particuliers sans l'intervention d'un notaire ne *doit pas* donner lieu au paiement d'un séquestre puisque personne ne pourra "séquestrer" l'argent et qu'il ira directement dans la poche du vendeur (quasi impossible a récupérer)
  • délais déménagement après signature notaire ? Généralement, on peut déménager le jour même. L'acte de vente peut toute fois prévoir un délais différent (pour, par exemple, laisser le temps aux anciens propriétaires de déménager eux même en cas de synchronisation quasi parfaite d'un autre achat). Cela reste quand même déconseillé, le statut de l'ancien propriétaire dans votre logement n'étant pas encadré, il pourrait devenir un squatteur invétéré qui deviendrai difficile a déloger. D'ou l'intérêt d'aller visiter le bien le jour même *avant* d'aller signer.
  • frais de notaire plus cher entre particuliers ? Oui et non. Le notaire, s'il traite 100% de la transaction (par opposition au cas ou il y'a une agence et un notaire) peut effectivement prendre plus cher, il a lui aussi droit a une rémunération pour son travail. Ceci étant, sur une transaction de 100000 Euro, les "frais de notaires" s'élèvent environ a 7300 Euro dont, seulement, 1200 Euro qui vont dans la poche du notaire. Le reste part à l'état. Vous me direz, 1200 Euro pour lire et signer une liasse de papier, c'est bien payé.
  • délai de restitution de l'acompte en cas de refus de prêt ? Immédiatement, dans l'idéal. De façon plus pragmatique, il faut généralement compter un bon mois, voir deux, le temps que la personne en charge du séquestre vérifie la validité du refus de prêt, etc ...
  • changer serrure acquisition immobilière ? C'est fortement conseillé, et le jour même de l'entrée dans les lieux en plus. Même si le vendeur vous semble honnête, vous ne pourrez jamais savoir qui a eu les anciennes clés entre les mains.
  • achat immobilier avec le pacs ? Même punition qu'avec le mariage .. ça dépends du contrat de pacs éventuellement signé. S'il n'y en a pas, que l'acte de vente ne spécifie pas de répartition spécifique entre les deux et qu'il s'agit de la résidence principale des pacsés, chacun en possède la moitié en toute légalité.
  • conditions suspensives du vendeur ? Virtuellement, toute condition suspensive peut être ajoutée (il faut veiller a ce qu'elles soient bornées dans le temps) tant qu'elles ne sont pas potestatives. En très gros, il ne faut pas que la condition dépende de la seule volonté de la personne qui tente de l'imposer. On peut donc valablement soumettre sa vente à la réalisation d'un autre achat, au succès d'une recherche d'emploi dans sa nouvelle région d'adoption (pour peu qu'on puisse prouver qu'on y a effectivement activement cherché un emploi), etc ... Reste ensuite a trouver un acquéreur qui accepte ces conditions.
  • achat "deux notaires" avantages ? Il n'y a pas de réel avantage, pas financier en tout cas, sauf si vous négociez une remise sur les émoluments avec votre notaire (moins d'1% du montant total de la vente). S'il y'a deux notaires, ils se partagent les émoluments, donc vous pouvez en récupérer la moitié. L'éventuel autre avantage est d'avoir une personne de confiance (si tant est que vous ayez confiance en votre notaire) lors de la vente pour relire l'acte et vérifier qu'il n'est pas écrit à l'avantage exclusif de l'autre partie.

lundi 11 juin 2007

COS, PLU, urbanisme, permis de construire, etc ...

dès qu'il s'agit de poser une brique a l'extérieur, ou d'agrandir son chez soi, on passe obligatoirement par la case administration.

Petit lexique pour commencer :

  • COS : C'est le Coefficient d'occupation des Sol. On le multiplie par la superficie de la parcelle de terrain (y compris l'espace déjà occupé par d'éventuelles constructions) pour connaître la SHON
  • SHON : Surface Hors Oeuvres Nette. C'est la superficie habitable close. Elle ne prends donc pas en compte les balcons, loggias, terrasse (de sol ou de toit), garages, sous sol, etc ..
  • SHOB : Surface Hors Oeuvres Brute. C'est généralement la SHON + 5%. Il s'agit en fait de la surface habitable + les emprises de murs

Un exemple : Sur un terrain de 1000m² avec un COS de 0.2, on pourra construire 1000*0.2, soit 200m² habitables. De plain pied, ça donnera par exemple un bâtiment de 21 mètres de long sur 10 mètres de large, soit une SHOB de 210m² et une SHON de 200m².

On pourra aussi faire un bâtiment sur 2 étages + sous-sol de 10x10, avec donc 100m² habitables au rez-de-chaussée, 100m² au 1er étage et 100m² de sous-sol qui ne sera pas comptabilisé car jugé non habitable du fait de l'absence d'ouverture sur l'extérieur.

  • PLU : C'est le Plan Local d'Urbanisme. Il défini toutes les règles devant être suivie par les propriétaires de terrain sur une commune. Type de zone (résidentiel, industriel,...), les COS des terrains, les zones a risques, l'état du sous sol (lorsqu'il est connu), etc ...

Il existe un tas de règlements et d'obligations que l'on pourrai qualifier de monstrueux. J'ai, à l'occasion, trouvé un site très bien fait sur le droit immobilier et les problèmes qui vont avec.

De l'art de faire une offre de prix sans s'engager

Comme je l'évoquai déjà ici, il faut faire particulièrement attention à ce qu'on signe et à ce qu'on peut entendre juste avant.

Il n'est, légalement, nul besoin de signer une offre de prix ou offre d'achat avant de signer un compromis. Cette phase supplémentaire sers simplement a organiser les acheteurs potentiels pour que le vendeur n'ai plus qu'a tirer un papier au hasard et aller signer un compromis avec l'heureux gagnant.

Concernant l'offre de prix, dans l'idéal, il faut y mentionner :

  • L'adresse du bien visé (la plus précise possible. En cas d'appartement, préciser l'étage, le numéro et la situation de la porte, etc ...)
  • Les noms et prénoms des coacquéreurs (ou d'un seul, si vous achetez seul)
  • (évidemment) le prix proposé, en précisant que les frais d'agences sont inclus
  • Une description la plus précise possible (par exemple : "Une porte blindée 3 points donnant sur une entrée distribuant l'accès a gauche a un salon d'environ 20m² avec parquet en chêne, cheminée insert fonctionnelle et cuisine américaine entièrement équipée, et a droite sur une chambre avec parquet flottant et fenêtre PVC double vitrage")
  • S'il y'a un espace extérieur, mentionner éventuellement les choses en dur qui pourraient disparaître (dépendance, barbecue, ...) ainsi que la superficie générale
  • Si des travaux ont été promis par le propriétaire actuel, les détailler jusqu'à la couleur de la peinture des plinthes pour ne pas avoir de mauvaises surprises
  • Qu'il s'agit d'une offre de prix et pas d'une offre d'achat
  • La date a laquelle vous serez en mesure de signer le compromis de vente et donc d'apporter les 5 ou 10% nécessaire a sa conclusion (a négocier)
  • Les éventuelles conditions suspensives que vous souhaitez voir figurer au compromis (prêt, prêt relais, vente d'un bien antérieur, date buttoir de signature définitive chez le notaire, ...)

Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une version du compromis qui ne vous engage a rien, si ce n'est, moralement, vis a vis du vendeur, d'aller plus loin s'il vous dit "oui".

Sachez qu'il convient de faire une proposition entre -10% et le prix demandé. Il est généralement illusoire de compter sur quelque chose en proposant en dessous de -10%, il y'a même des agents immobiliers qui ne feront tout simplement pas parvenir votre offre au vendeur si elle est jugée trop légère.

Donc, sauf en cas de surévaluation manifeste du bien (vous verrez, avec une vingtaine de visite, on commence a pouvoir estimer soi même le prix d'un bien), faites une proposition autour de -5% du prix demandé. Ce sera toujours ça.

Pensez également que si vous ne faites pas un changement de région comme nous mais que vous restez dans le même coin, il y'a de fortes possibilités de négociation de la commission d'une agence si vous leur apportez à la fois un achat et une vente.

Enfin, vous proposez généralement un prix et une date pour la signature du compromis. Si vous proposez une date trop éloignée par convenance personnelle (comme nous, par exemple, pour pouvoir continuer a sonder le marché) vous risquez de faire peur au propriétaire qui sautera sur la première occasion de vendre à quelqu'un prêt à signer de suite. Il faut donc ruser. Par exemple, demander a ce que le compromis de vente soit établi rapidement puis envoyé a votre notaire au moins 10 jours avant la date de signature prévue, pour qu'il puisse le valider. Ou encore, signaler que vous êtes prêt a signer tout de suite mais qu'il vous faut quelques semaines pour réunir les fonds nécessaires au versement de l'acompte lors de la signature. C'est également le bon moment pour négocier de ne verser que 5% et pas 10%.

jeudi 7 juin 2007

Les agents immobiliers sont des farceurs

On s'est demandé, hier, si par hasard nos amis agents immobiliers n'abusaient pas un peu.

En gros, a partir de la 3eme visite avec un même agent, on commence a voir des choses qui correspondent aux critères requis (exprimés dès le départ) et généralement des produits vus en vitrine et que nous avons expressément demandé à voir.

Il se passe donc (et c'est valable sur la région parisienne également) toujours 2 à 3 groupes de visites ou l'agent immobilier montre ce qu'on pourrais décrire comme "le fond de catalogue".

Est-ce pour faire mariner le client et lui présenter, par la suite, le bien de ses rêves en étant sur, vu ce qui a été montré avant, qu'il va le signer rapidement ? Est-ce pour tenter de fourguer les biens dont personne ne veut ou qui sont trop cher a des gens qui seraient trop pressés ?

En bref, c'est étrange, et mieux vaut savoir qu'il faut toujours faire trois ou quartes séries de visites et ne pas hésiter a pointer du doigt le catalogue, la vitrine ou le site web pour voir des biens auxquels l'agent qu'on a en face de soi ne penses pas toujours ou écarte parfois pour une raison idiote ou un point qui n'est finalement pas si important que ça.

mardi 29 mai 2007

L'achat en lui meme, la banque, etc ...

Je donnais divers conseils a une primo-accédante à la propriété ce soir, une bonne occasion pour un petit post a moitié hors-sujet sur le déroulement d'un achat immobilier.

Vous recherchez votre bonheur, via des agences, de particuliers a particuliers, via des connaissances familiales et amicales C'est déjà le moment de boucler votre budget, sachant que :

  • Vous devrez verser entre 5 et 10% du montant total du bien le jour de la signature du compromis de vente (certaines banques proposent le financement de cette somme, mais il est généralement conseillé de se servir de son apport personnel pour la constituer)
  • Vous devrez prévoir, en plus de la somme totale, un supplément de l'ordre de 5 a 7% de la somme globale pour les frais de notaire (ceux-ci étant réduits si vous achetez du neuf)

Une fois l'endroit de vos rêves trouvés, si vous passez par une agence, ne cédez pas a la panique orchestrée de main de maitre par les agents qui vous pressent toujours pour signer en vous affirmant que si vous ne le faites pas dans la journée, quelqu'un d'autre le fera. Mieux vaut passer a coté d'une bonne affaire que de signer n'importe quoi sans avoir réfléchi. Par ailleurs :

  • Sachez qu'après signature, la loi SRU (devant etre mentionnée sur le compromis) vous donne un délais de réflexion de 7 jours vous permettant d'annuler l'achat et de récupérer votre mise de fond (il n'est bien sur pas très fair play de se servir de ça pour bloquer un bien le temps de s'assurer qu'il convient, mais ça peut légalement se faire)
  • Vous avez généralement entre 30 et 45 jours pour apporter une offre (ou un refus) de prêt de la part de votre banque. En cas de refus, mieux vaut présenter deux refus émanant de deux établissements différents afin de dissiper tout doute concernant un refus de complaisance auprès du vendeur.

Si vous traitez entre particulier, ne verser AUCUNE somme au vendeur. Le chèque de consignation doit être remis a un notaire (celui du vendeur si vous traitez avec lui, le votre si vous en avez un)

  • Sachez que le fait d'avoir deux notaires sur l'affaire (l'un pour le vendeur, l'autre pour l'acheteur) ne change strictement rien aux frais de notaires dus (la partie de ces frais représentant la rémunération du notaire sera simplement divisé entre les deux)
  • L'argent que vous versez ne sera pas touché par le vendeur avant la réalisation de la vente elle-même

Certaines agences et certains particuliers vous demandent un document appelé généralement "offre de prix". Attention aux documents pré-imprimés a remplir mentionnant le terme "promesse d'achat", vous risquez d'être engagés à acheter si vous signez ce genre de chose (bien que la loi SRU vous protège de ça en théorie)

  • Si vous devez faire une proposition de prix par écrit, rédigez la vous même en prenant soin de décrire le bien immobilier le plus précisément possible, de préciser vos conditions suspensives éventuelles (obtention de prêt, engagement de la vente d'un bien immobilier, ...) et précisez que le document en question ne constitue pas une offre d'achat.
  • Précisez également une date buttoir après laquelle vous n'êtes plus disposé a poursuivre votre engagement en signant un compromis

Le compromis en lui même doit etre signé dans une agence immobiliere ou devant un notaire si vous traitez entre particuliers. Il doit préciser plusieurs choses :

  • Vos coordonnées complètes et situation familiale, idem pour le vendeur
  • Les coordonnées des offices notariales engagées dans la procédure
  • Une description aussi précise que possible du bien (disposition des pièces, surfaces, équipements, terrain, dépendances, état général, présence ou non de locataires...)
  • Les conditions suspensives de l'acheteur : réalisation d'une vente immobilière, obtention de prêt immobilier (avec mention de la banque visée, du taux, du montant, du types des différents prêts s'il y'en a plusieurs, etc ..)
  • Les éventuelles conditions suspensives du vendeur : réalisation d'un achat, départ de locataires, ...
  • Mention de la date buttoir pour présentation d'un refus de prêt et restitution de l'acompte versé. (entre 30 et 45 jours après la signature du compromis)
  • Mention de la date buttoir pour la réalisation de la vente (entre 90 et 120 jours après la signature du compromis)
  • Mention de la loi SRU
  • Notez enfin qu'en cas de mariage ou de pacs, les conjoints doivent signer tous les deux le document

Les prêts et les banques

  • N'hésitez pas a solliciter plusieurs établissements (au moins trois, cinq est un bon chiffre, mais faites vous plaisir si vous en avez le temps, 8, 10, 20 ...)
  • Sollicitez également des courtiers qui peuvent parfois trouver des offres intéressantes en terme de taux et de durée
  • Si vous obtenez refus sur refus, remettez-en une copie en main propre contre décharge a l'agence ou au particulier avec qui vous traitez en précisant que vous continuez a chercher mais qu'il est possible que vous utilisiez votre clause suspensive d'obtention de prêt si, dans le délais imparti, vous ne trouvez rien
  • Si vous obtenez des propositions qui vous conviennent, n'hésitez pas a faire jouer la concurrence (par exemple, en ramenant ces propositions a votre banque habituelle pour leur demander de s'aligner)
  • Notez que la quasi totalité des banques vous demanderont de domicilier votre salaire chez eux si vous souscrivez un prêt. Cela ne vous oblige qu'a y faire verser votre salaire, vous êtes libres, par la suite, d'effectuer un virement de la totalité de la somme vers une autre banque.

La suite Lorsque tout est en ordre niveau bancaire, il reste encore généralement 2 mois avant la signature définitive chez le notaire.

  • Sachez que pendant cette période, la mairie peut préempter la vente a son profit. Vous recèperez alors votre acompte et la vente est purement et simplement annulée (ainsi que l'offre de prêt à la banque, même si elle a été signée). En cas de préemption de la part de la mairie, l'opération ne vous aura théoriquement rien couté.
  • Divers documents doivent être établis (certificats divers concernant le bien, hypothèque, etc ...), cela peut prendre du temps et, parfois, les notaires s'endorment sur leurs lauriers. N'hésitez pas a les relancer souvent pour savoir ou les choses en sont, ils sont payés pour ça. Vous pouvez également continuer a dialoguer avec l'agence ou en direct avec le propriétaire.
  • Le jour de la signature, allez visiter le bien avant de signer, pour vous assurer que tout est en ordre et qu'il est bien conforme à la description qui en a été faite sur le compromis. Profitez-en pour relever les divers compteurs et indiquez ces indices sur un document que vous co-signerez avec le vendeur pour éviter tout litige avec les fournisseurs d'eau et d'énergie.
  • Vous signerez l'acte de vente définitif (même si c'est long et qu'on vous presse, prenez le temps de tout lire et, si des points ne vous paraissent pas clairs, faites vous éclairer, les notaires sont la pour ça. Notez que Si vous êtes accompagné par votre notaire, il en aura reçu une copie et l'aura probablement contrôlée, vous permettant de lire en diagonale les passages rébarbatifs)
  • La banque aura fait parvenir le chèque correspondant au prêt a votre notaire ou a celui du vendeur (a son ordre)
  • Vous complèterez, le cas échéant, par la somme necessaire
  • Celui-ci prendra la part de frais qu'il prend en charge (sa rémunération, les droits de mutation, et tout un tas d'autres choses absolument sans intérêt)
  • Il prélèvera aussi, le cas échelant, le montant du par le vendeur pour le remboursement d'un éventuel prêt en cours sur le bien
  • Il règlera la somme éventuellement du a l'agent immobilier (qui sera présent)
  • Il fera un chèque du restant de la somme au vendeur qui sera en mesure de l'encaisser immédiatement
  • C'est généralement a ce moment que se traitent les "paiement en liquide sous la table", le(s) notaire(s) et agents immobiliers s'éclipsant le temps de la transaction. Il est évidemment fortement déconseillé de céder a ce genre de tentation (parfaitement illégale, par ailleurs). Votre bien sera vendu a un prix officiel probablement inférieur a la valeur du marché (donc une plus value plus élevée a régler éventuellement plus tard) et le fisc est particulièrement chatouilleux sur les retraits de grosses sommes en liquide dans les mois précédant une acquisition immobilière.
  • Notez qu'il vous est par contre tout a fait possible d'effectuer une transaction concernant le mobilier avec le vendeur (meubles, équipements divers, etc ..) tant que les prix restent réalistes (vous n'achèterez pas un clic-clac Ikea a 12000 euro). Vous prendrez soin de formaliser cette vente de mobilier sur un document écrit a présenter au fisc en cas de contrôle. La somme issue de cette transaction n'est bien sur pas sujette aux frais de notaires ou aux honoraires des agents immobiliers fixés au pourcentage.
  • Sauf achat de bien loué, vous récupérez les clés du bien avant de sortir de l'office notariale

Et après ?

  • Rentrez chez vous
  • Par précaution, faites immédiatement changer les barillets des serrures extérieures (même si le vendeur est de bonne foi, vous ne pouvez jamais savoir entre les mains de qui sont passées les clés)
  • Préparez votre déménagement

A éviter

  • Acheter sur un coup de tête
  • Acheter sans avoir préparé et contrôlé son budget
  • Demander a rentrer dans les lieux avant la signature définitive

mercredi 9 mai 2007

Les prix de l'immobilier un peu partout

Seloger tient à jour une carte plutôt bien faite des tendance des prix de l'immobilier, ça se passe ici.

En ce moment, on note donc les prix suivant, au m² habitable de logement habituel du coin (appartement pour paris et proche couronne, maison pour le reste) :

  • Paris : 7000 € / m²
  • Proche couronne, respectivement 3000 € /m² pour le 93, 4000 pour le 94 et 5000 pour le 92.
  • Arc de nos recherches (Beauvais - Compiègne - Soissons - Chateau Thierry) entre 1900 et 2200 € /m²

Ces chiffres valent évidemment pour des logements en centre ville. On trouve des biens immobiliers a vendre entre 1500 et 1700 € /m²

Soit une constatation simple, on trouve en banlieue 2 fois plus d'espace qu'a Paris pour le même prix, et on trouve en province deux fois plus d'espace qu'en banlieue parisienne pour le même prix.

Mais ce qu'on trouve également en province, ce sont des terrains qui vont avec ces prix au m² habitable. Trouver, en banlieue parisienne, un espace extérieur d'environ 40m² coûte très cher. On trouve, en périphérie de grande ville de province, des maisons avec 1400m² de terrain qu'il sera possible d'agrandir a loisir en fonction des évènements familiaux a venir (c'est tout de même plus pratique que de déménager)