Quitter Paris

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lundi, juillet 9 2007

Offres de prêt, la suite

Après un week-end familial, petit retour sur la semaine passée :

Il semble que l'heure soit réellement a la remontée des taux d'intérêt, les rares banques encore prêtes a faire du dumping ne proposant que 4.45% avec des assurances plutôt chères.

Mention spéciale à la Société Générale qui ne perd pas son temps (et le mien, c'est appréciable, du coup) : "On va faire rapide, vous avez eux quelles propositions de taux ? - ben 4.45 et 4.60. - Alors pas la peine d'aller plus loin, on ne fera pas en dessous de 4.75 et, au mieux, en discutant, on arrivera a 4.65"

Mention également au CIC qui m'a pris une heure de téléphone pour monter le dossier et qui ... ne m'a pas donné de nouvelles. Faut croire qu'on ne les intéresse pas.

Once again, ce sera donc la BNP qui remportera l'appel d'offre, la différence globale de coût sur 20 ans étant à peine de 1500 Euro avec la proposition du Crédit Mutuel, ça ne vaut pas la peine de s'embêter à déménager tout un tas de comptes pour si peu, sans compter la relation avec la banque à reconstruire, les coûts de migration d'assurance vie etc ...

Prochaine étape, donc, aller signer le tas de papier gros comme le bras pour dire qu'on est en bonne santé et qu'on va pas crever demain.

jeudi, juillet 5 2007

Les agents immobiliers débarquent, le retour.

Je ne vous avais pas raconté la première salve, lorsque nous avons fait estimé l'appartement, mais la seconde, donnant lieu a un grand ménage quinquennal, était ... envahissante.

15 pingouins encostummés en noir à rayures qui viennent voir l'appart pour pouvoir le décrire aux clients potentiels .. et en plus, a l'heure de la sieste. Ca n'a pas été bien long (10 minutes montre en main) mais ca fait toujours bizarre.

A savoir donc, il y'a deux fonctionnement dans les agences immobilières :

  • Celles qui affectent a chaque vendeur un seul contact qui se charge de toutes les visites et les acheteurs ont plusieurs interlocuteurs
  • Les acheteurs mono interlocuteurs et, donc, tous les commerciaux de l'agence sont potentiellement amenés a se rendre chez les vendeurs pour faire visiter.

L'agence de ce midi a donc débarqué en meute, 15 minutes après la fin du grand ménage. Beaucoup de "beau produit" entendus, ça vaut ce que ça vaut, mais ça fait toujours plaisir :)

mercredi, juillet 4 2007

Après l'achat .. la vente .. ou tout faire à l'envers.

Nous voulions être sur de ne pas nous retrouver à la rue, et même si les conditions suspensives permettent de verrouiller pas mal les choses, c'est toujours moins facile de vendre quelque chose en disant a l'acheteur "ah oui mais si mon achat à moi ne fonctionne pas comme prévu, chacun reste chez soi et on se quitte bons amis".

Sachant qu'il faut compter quelques mois (on espère pas plus de 2 ou 3, mais l'avenir nous le dira) pour trouver un acquerreur et finaliser un avant contrat, le moment de notre signature était le bon pour commencer a lancer les choses sérieusement niveau vente. Mandat de vente signé lundi, donc.

Et la, panique .. "mandat de vente .. mais ça veux dire qu'il faut faire visiter notre porcherie a des gens ?!". eh oui, d'où le peu de billets sur ce blog depuis lundi .. on range le matin, on range le midi, on range le soir, on range même la nuit (rangement par le vide et lavage de terrasse hier entre 23h30 et 0h30). Et on en profite pour mettre en carton tout ce qu'on range et qui ne nous servira pas d'ici la fin de l'année pour l'envoyer promener a droite a gauche (chez des gens qui ont de la place .. enfin, qui avaient de la place jusqu'à hier).

Une horde d'agents immobilier viennent donc à la maison demain midi "pour pouvoir en parler aux clients, pour ne pas les faire déplacer et vous embêter pour rien". Les premières visites suivront donc, après.

vendredi, juin 29 2007

Premières offres de prêt

Il ne s'agit pas d'engagements ferme mais de discussion orales pendant les simulations, sans négociation d'aucune sorte :

  • La BNP propose 4.60% sur 20 ans (dixit le chargé de compte "c'est déjà un cadeau, normalement, on est a 5.05% cette semaine" .. mon oeil, oui)
  • Le Crédit Mutuel propose, après avoir entendu le taux de la BNP, 4.45%.

Coté assurances:

  • la BNP, pour le coup, me semble plutôt bon marché, la 100% est a 0.18%. Sur deux têtes on arrive donc à un TEG de 4.96%
  • Le Crédit Mutuel propose 0.27%. On arrive donc a un TEG de 4.99%

Lundi, on devrai avoir une proposition ferme de la BNP, une idée des taux de la Société Générale, et mardi une proposition ferme du Crédit Mutuel.

Négocier un prêt immobilier

Lors d'un compromis signé par l'intermédiaire d'une agence, vous spécifiez généralement deux à trois banques chez qui vous vous engagez à déposer une demande de prêt.

Outre le fait qu'il soit obligatoire de tenter d'obtenir le prêt voulu (un seul refus, ça passe mal, généralement), demander à plusieurs banques différentes permet de faire jouer la concurrence.

Concrètement, vous vous pointez dans votre banque habituelle (c'est la qu'il sera le plus simple de faire une demande de prêt, la banque ayant déjà une bonne vue de vos capacités financières) avec :

  • Copie du compromis de vente
  • Les 3 dernières fiches de paie de l'emprunteur (ou des co-emprunteurs, si vous êtes plusieurs) et la dernière fiche de paie de l'année précédente si vous n'avez pas encore le relevé d'impôt sur le revenu de l'année en question
  • D'éventuelles attestations de versement d'aides variées, pour l'année en cours et les 2 précédentes (assedic, caf, ...)
  • Les deux derniers relevés d'imposition sur le revenu

Si vous souhaitez souscrire un prêt relais :

  • Plusieurs estimations de la valeur de votre bien en vente
  • Une copie des feuilles pertinentes de votre échéancier de prêt actuel (du début a l'année en cours)

Et vous demandez une offre. Comparez avec ce qui vous parle (moi, j'aime bien les taux & durées, mais vous pouvez parler en mensualité et durée, l'important étant de parler toutes assurances comprises)

Allez ensuite dans d'autres banques, avec cette offre sous le bras, demander s'ils peuvent faire mieux. Si vous avez des comptes en pagaille, des gens qui vous suivent (famille, enfants, etc ..) ça peut être un argument de poid pour obtenir une bonne offre a la concurrence. Il faudra prévoir quelques documents en plus :

  • Justificatif de domicile
  • Relevés de compte des trois derniers mois (pensez aux comptes joints, épargne, etc ...)

Bien entendu, il est toujours plus simple de ne pas changer de banque (surtout si vous êtes satisfaits), c'est pour quoi, si vous obtenez mieux ailleurs, revenez voir votre banque pour leur demander de proposer encore mieux, voir encore moins, souvent, ça marche, surtout avec le même argument qu'avec la concurrence ("si je pars ailleurs, vous perdez 15 comptes"). Si le bluff ne marche pas, comparez tout de même ce que vous allez gagné a aller voir ailleurs comparé a ce que ça vous coûtera en temps et en argent de changer vos références bancaires partout.

Sachez enfin que l'assurance décès invalidité, obligatoire, n'est pas nécessairement souscrite dans la banque ou est pris le prêt. Vous obtiendrez sans doute de meilleurs propositions de la part de courtiers en assurance. En contrepartie, la banque sera plus difficile à convaincre lors des négociations à la baisse du taux si vous ne souscrivez pas l'assurance chez eux. La encore, il faut comparer.

Si vous fonctionnez a l'économie plus ou moins forcée, vous pouvez également réduire cette assurance. Il est tout de même conseillé de la prendre à 100% sur tous les co-emprunteurs ... Le prêt se retrouve 100% financé par l'assurance en cas de décès ou d'interruption de travail prolongée pour l'un des deux (j'ai d'ailleurs fait remarquer au banquier que c'etait un appel au meurtre, sur quoi il m'a demandé si je voulais souscrire l'assurance à 100% sur la tête de ma binômette et 0% sur la mienne ... j'ai été tenté ... 1/4 de seconde ... jusqu'à ce qu'il me dise que les suicides et meurtres n'étaient pas couverts par l'assurance :))

jeudi, juin 28 2007

Signature de l'avant contrat

C'était hier, mercredi. Ca, c'est fait.

Calendrier de la suite :

  • Demain vendredi, rendez-vous dans deux banques pour faire des dossiers de prêt (moults photocopies)
  • Lundi, une autre banque et signature de mandats de vente pour notre appartement
  • Mardi, dépôt du chèque séquestre (j'avais oublié le chéquier .. boulet !) et des certificat de dépôt de demandes aux banques pour rassurer la vendeuse
  • Lundi 9 juillet, date limite pour faire marche arrière si on ne souhaite pas poursuivre (mais on souhaite)
  • Samedi 11 août, date limite pour la levée des conditions suspensives (donc il faut avoir eu une offre de prêt ou une paire de refus et le certificat d'urbanisme d'ici la)
  • Samedi 13 octobre, signature chez le notaire

mardi, juin 26 2007

Les conditions suspensives

Une fois d'accord sur un prix et une date de signature de compromis, il y'a encore un point a négocier : les conditions suspensives.

Il est obligatoire légalement parlant, et rarement négocié, que l'acheteur puisse bénéficier d'une condition suspensive relative à un accord de prêt bancaire. Il est de toute façon difficile de tondre un acheteur qui n'a pas l'argent pour finaliser une vente.

Il existe ensuite un nombre virtuellement illimité de conditions suspensives. Comme je l'expliquai dans le dernier question/réponse, la seule obligation légale est qu'elle ne soient pas potestatives (donc non dépendantes de la seule bonne volonté de l'une des deux parties).

En ce qui nous concerne, nous avons deux conditions suspensives d'accord de prêt (prêt classique et prêt relais) et une condition, que nous allons devoir négocier demain, qui concerne le certificat d'urbanisme qui nous garantira (ou pas) de pouvoir étendre la surface habitable à l'avenir.

Traditionnellement, les conditions en questions sont limitées dans le temps a 30 ou 45 jours, pour que le vendeur ne voit pas son bien bloqué sur une vente trop longtemps si celle-ci risque d'échouer. L'ennui des certificats d'urbanisme, c'est qu'il faut deux mois pour les obtenir. Deux solutions donc :

  • Retarder la signature du compromis pour que le délais de 2 mois d'obtention du CU puisse rentrer dans le délais de condition suspensive négocié (au risque de voir le bien vous passer sous le nez)
  • Négocier une durée plus élevée (au risque que le vendeur refuse d'aller plus loin)

Il semble (on arrive toujours trop tôt, décidément) qu'une évolution de la législation sur les certificats d'urbanisme soit en cours et que le délais de 2 mois sans réponse équivaudrai à un oui inconditionnel à partir du 1er octobre prochain. Au jour d'aujourd'hui, ce n'est pas le cas, et "le dépassement du délais de deux mois n'emporte aucune conséquence en cas l'irrespect", comme ils disent. (en clair, ça peut durer 2 ans 1/2, si la réponse est négative, tant pis pour toi)

Dans la rubrique "conditions traditionnellement ajoutées", on compte également celle qui permet a l'acheteur de se rétracter si la vente de son bien précédent ne se fait pas comme prévu. A réserver, généralement, aux ventes qui ont été lancées avant l'achat, ceci ne nous concerne donc pas.

vendredi, juin 22 2007

Y'a pas que quitter-paris dans la vie.

Petit billet spécial trackback pour un blog trouvé par ricochet. Il conte l'histoire d'un jeune homme qui s'est lancé, tout début 2006, dans la création d'entreprise (un défit encore plus difficile que de quitter Paris, sisi) .. et qui, en plus, le fait sur un créneau que je réfléchi a attaquer depuis un bon moment, la chasse au logement orienté vers l'acquéreur.

Beaucoup iront sans doute hurler a l'inadmissible Nieme intermédiaire qui fait encore gonfler les prix, mais après avoir lu un peu son blog, on y trouve une démarche loin d'être opportuniste et il y'a toujours un marché pour les gens qui font leur boulot avec passion.

En un mot, bravo !

La prise en charge des titres de transport par l'employeur

ATTENTION, la législation à changer début 2009. Plus d'infos ici

La législation sur ce point est en cours de changement, tout ceci peut donc voler en éclat du jour au lendemain, mais pour l'instant, il existe deux cas distincts dans la loi française (il y'a sans doute des adaptations locales au cas par cas, mais je n'ai pas fais le tour) :

L'Ile de France et abords immédiats sous le haut patronage du STIF
La bien connue (des gens qui sont dans les parages, en tout cas), carte orange qui, moyennant 6 zones tarifaires différentes et concentriques autour de Paris, permet de prendre tous les types de transports en communs (SNCF, RATP, APTR, etc ..)
Légalement considérée comme un moyen de transport a la fois professionnel et personnel, elle doit et ne peut être prise en charge par l'employeur qu'a hauteur de 50% de sa valeur effective. La seconde tranche peut éventuellement être prise en charge aussi, mais se retrouve soumise a charges sociales comme tout complément de salaire en nature.

Le reste de la France
La, les choses sont moins claires. La loi dit qu'il est possible, pour l'employeur, de prendre en charge 100% des frais de transports occasionnés par les déplacements domicile-travail et pendant le travail (en voiture, train, bateau, avion, ...) aux conditions suivantes :

  • Le remboursement se fait sur la base du coût réel du moyen de transport raisonnable le plus économique (pas d'Air France avec petit déjeuner pour un Paris-Lyon, donc)
  • Le besoin de transport ne doit pas résulter uniquement d'un choix de convenance du salarié (si vous travaillez à Grenoble et que vous avez décidé que les montagnes autour de Gap sont plus accueillantes et déménagé la bas, l'employeur ne peut théoriquement pas prendre en charge vos titres de transport ou votre carburant).

Vous aurez remarqué le "uniquement" dans la phrase ci-dessus, qui signifie qu'on peut être sauvé par la moindre petite obligation ou contrainte. Un comptable que j'ai contacté dernièrement m'a quasi assuré qu'il était courant, pour le genre de poste que j'occupe, que les URSSAF ne prête pas trop attention a ce genre de remboursement, ce qui, je ne vous le cache pas, m'arrange plutôt :)

Le cumul Paris & Province
Ben oui, si tout était si simple, la vie serait belle, mais non. La loi dit que le remboursement à 100% de titres de transport autre que la carte orange n'est pas compatible avec le remboursement de cette dernière. La encore, c'est sujet a discussion, les "turbo cadres" étant manifestement une race encore rare, je n'ai trouvé aucune jurisprudence concernant :

  • Le remboursement des trajets Domicile-Travail a 100%
  • Le remboursement de la carte orange, a 50 ou 100%, si elle est nécessaire à la bonne exécution du travail et qu'elle ne sers, par définition, pas aux activités personnelles puisque vous n'habitez plus Paris.

Ca risque donc d'être un peu freestyle, jusqu'à ce que j'arrive à toucher quelqu'un à l'URSSAF qui puisse me donner un avis tranché (les impôts, eux, conseillent de déduire toutes ces sommes au titre des frais réels, mais ce qui m'importe moi, c'est d'économiser les charges sociales a l'entreprise, pas de grappiller quelques centimes sur la centaines d'euro d'impôts que je paie chaque année)

La bulle immobilière

A la faveur d'un lien posté par Nadège sur le forum du site bulle-immobiliere.org j'ai commencé a débattre avec des gens plus ou moins avenants et qui poussent plus ou moins la réflexion, d'une façon plus ou moins agréable. Je vous invite tout de même a y faire un tour, il y'a beaucoup de choses a y apprendre même si elles ne sont pas toujours rangées de manière très accessible.

Il convient en effet de bien se renseigner sur cette bulle, sur les conséquences qu'elle peut avoir sur l'investissement que l'on souhaite faire, et sur les risques a court, moyen et long terme.

Comme tout marché, l'immobilier va et vient, a long terme il n'y a donc qu'un risque faible qui devient quasiment nul lorsqu'on parle de sa résidence principale. Qu'importe la valeur de son bien immobilier tant qu'il suit grosso modo les courbes globales de variation, le vendre demain 100, 1000 ou 10000 ne changera rien puisqu'on trouvera l'équivalent pour un prix similaire a coté. Le seul risque réel est dans l'interval entre l'achat et la vente dans un marché en mouvement :

  • Si vous prenez le parti de ne pas vendre tant que vous n'avez pas acheté (le cas de beaucoup) vous risquez une partie de votre capital si le marché est en baisse et vous devez réagir vite a une proposition d'achat, même en dessous de vos prévisions, si vous constatez que les acquéreurs potentiels se font rares.
  • Si vous prenez le parti inverse (mettre en vente avec un délais vous permettant d'acheter, par exemple) vous risquez la même chose si le marché est à la hausse.

Si on met de coté les spéculateurs, beaux parleurs, et conseilleurs qui ne sont pas payeurs, le marché est aujourd'hui dans une phase de stabilisation. Vulgairement, ça veux dire que ça monte encore a certains endroits (mais moins vite) et que ça baisse à d'autres (sans pour autant que ce soit une chute vertigineuse). C'est, en réalité, le moment idéal pour profiter d"opportunités diverses :

  • vendre son bien actuel (puisqu'il est convenu que nous sommes au plus haut du marché pour la période en cours) pour partir en location "le temps que ça se tasse".
  • se savoir dans une zone encore en légère croissance et repousser de quelques semaines ou mois la vente de son bien tout en s'engageant sur un autre bien qui est dans une zone "sur la descendante" (je suis tombé sur un article pas mal fichu qui rappel la fâcheuse tendance qu'on les français a n'investir que sur les hausses alors qu'il est prouvé par A+B que le plus rentable est d'investir sur les baisses)

Pour terminer sur l'investissement concernant la résidence principale, il ne faut pas oublier non plus qu'il s'agit également de l'endroit ou on va vivre et pas uniquement d'un produit de placement financier. Il n'y a donc pas que l'aspect "est-ce que, par hasard, si j'optais pour une location, je ne dégagerai pas 30000 euro sur 10 ans si jamais le marché se gaufre de 40%". 30000 Euro sur 10 ans, ça fait 250 euro par mois, avec des si, on mettrais Paris et le double de tous les parisiens dans une seule bouteille, au final, comme dans tout achat, il y'a un coté plaisir absolument impondérable qui rentre en ligne de compte et, pour gagner 250 euro par mois, il y'a des tas de méthodes, par exemple arrêter de fumer.

Petit mot, après ça, sur l'investissement immobilier spéculatif (j'achète un bien dont je ne fais rien uniquement pour pouvoir le revendre avec une plus value dans X temps) et locatif (j'achète un bien que je loue, je dégage 5 à 15% de revenus fonciers avec mon capital qui sera peut être bonifié d'une plus value à la revente ultérieure).

Soyons clairs, s'il s'agit de placer un capital a court ou moyen terme, c'est une idée absurde de le faire dans l'immobilier d'habitation aujourd'hui (le cas de l'immobilier d'entreprise et des parkings étant légèrement différent). En investissement spéculatif, sauf zone très particulière (extension de réseau de transport a venir rapidement et a proximité immédiate, aménagements spécifiques en cours, zone a fort potentiel touristique en création, etc ..) on est quasi-sûr d'y laisser des plumes. Pour le locatif, il y'a fort a parier que les loyers couvriront tout juste la moins value à la revente si elle intervient trop tôt.

Par contre, si vous avez 20 ou 30 ans devant vous, l'investissement locatif, s'il est judicieusement réfléchi (plusieurs petits biens plutôt qu'un seul gros, zone stable politiquement, ...) et positionné (pas "trop près" mais pas "trop loin" non plus) peut très bien se faire aujourd'hui et peut même être couvert a base de produits boursiers pour garantir le capital global a échéance 20 ans (vous avez 600.000 Euro a placer. placez la moitié en produits financiers garantis a 4%, l'autre moitié dans l'immobilier, dans 20 ans, votre placement financier vaudra pas loin de 600.000 Euro avec le cumul des intérêts, votre placement immobilier, même dévalué de 50%, vaudra encore 150.000 Euro et vous aurez encaissé, si vous vous êtes mal démerdé, 120.000 Euro de loyers, soit une performance globale de 2.25% annuel dans le pire des cas)

vendredi, juin 15 2007

Questions / Réponses

C'est fou ce qu'on trouve dans les stats d'un blog. Particulièrement dans les recherches google qui y ont mené.

Un petit Q/R, donc :

  • peut on acheter sans avoir signer de compromis ? Virtuellement, oui. Pas besoin de "signer" un papier pour être d'accord sur une transaction, quelle que soit sa nature. Cela dit, la loi impose un certain formalisme aux transactions immobilières, principalement pour protéger les particuliers des vicissitudes des professionnels qui pourraient être tentés d'abuser les braves gens (Loi SRU, etc ..). Il est donc vivement recommandé de signer un compromis préalable. C'est également indispensable en cas de prêt bancaire, la banque refusera tout net de prêter quoi que ce soit s'il n'y a pas de compromis.
  • temps après acte notarié prêt immobilier ? Généralement, les compromis imposent de fournir un refus de prêt entre 30 et 45 jours après la signature pour que la condition suspensive fonctionne. Cela ne veut pas dire que la vente est annulée s'il n'y a aucun document bancaire dans ce délais mais que, une fois qu'il est passé, l'acheteur ne pourra plus réccuperer la somme mise sous séquestre lors de la signature du compromis s'il ne peut pas terminer la vente pour cause de refus de prêt. Il sera même potentiellement contraint de payer en plus, pour dédommager le vendeur de son désistement. Concrètement, il est tout de même rare qu'un vendeur s'acharne sur un pauvre acheteur qui a été coincé par sa banque ou dont la situation personnelle a fait que, subitement, il n'était plus en mesure d'assurer ses engagements, dans la mesure ou il faut tout de même aller en justice pour tout ça.
  • la somme séquestré chez le notaire ? C'est généralement entre 5% et 10% du montant global de l'opération. D'un commun accord, les parties peuvent décider que ce sera plus, ou moins, voir rien du tout.
  • délais notarial pour l'achat ? On compte en moyenne trois à quatre mois après la signature du compromis.
  • déroulement vente immobilier entre particuliers ? C'est la même chose qu'avec une agence a la différence près que c'est le notaire qui fait généralement signer le compromis et qui conserve la somme payée par l'acheteur au titre de séquestre jusqu'à la conclusion définitive de la vente. Attention, un compromis signé entre particuliers sans l'intervention d'un notaire ne *doit pas* donner lieu au paiement d'un séquestre puisque personne ne pourra "séquestrer" l'argent et qu'il ira directement dans la poche du vendeur (quasi impossible a récupérer)
  • délais déménagement après signature notaire ? Généralement, on peut déménager le jour même. L'acte de vente peut toute fois prévoir un délais différent (pour, par exemple, laisser le temps aux anciens propriétaires de déménager eux même en cas de synchronisation quasi parfaite d'un autre achat). Cela reste quand même déconseillé, le statut de l'ancien propriétaire dans votre logement n'étant pas encadré, il pourrait devenir un squatteur invétéré qui deviendrai difficile a déloger. D'ou l'intérêt d'aller visiter le bien le jour même *avant* d'aller signer.
  • frais de notaire plus cher entre particuliers ? Oui et non. Le notaire, s'il traite 100% de la transaction (par opposition au cas ou il y'a une agence et un notaire) peut effectivement prendre plus cher, il a lui aussi droit a une rémunération pour son travail. Ceci étant, sur une transaction de 100000 Euro, les "frais de notaires" s'élèvent environ a 7300 Euro dont, seulement, 1200 Euro qui vont dans la poche du notaire. Le reste part à l'état. Vous me direz, 1200 Euro pour lire et signer une liasse de papier, c'est bien payé.
  • délai de restitution de l'acompte en cas de refus de prêt ? Immédiatement, dans l'idéal. De façon plus pragmatique, il faut généralement compter un bon mois, voir deux, le temps que la personne en charge du séquestre vérifie la validité du refus de prêt, etc ...
  • changer serrure acquisition immobilière ? C'est fortement conseillé, et le jour même de l'entrée dans les lieux en plus. Même si le vendeur vous semble honnête, vous ne pourrez jamais savoir qui a eu les anciennes clés entre les mains.
  • achat immobilier avec le pacs ? Même punition qu'avec le mariage .. ça dépends du contrat de pacs éventuellement signé. S'il n'y en a pas, que l'acte de vente ne spécifie pas de répartition spécifique entre les deux et qu'il s'agit de la résidence principale des pacsés, chacun en possède la moitié en toute légalité.
  • conditions suspensives du vendeur ? Virtuellement, toute condition suspensive peut être ajoutée (il faut veiller a ce qu'elles soient bornées dans le temps) tant qu'elles ne sont pas potestatives. En très gros, il ne faut pas que la condition dépende de la seule volonté de la personne qui tente de l'imposer. On peut donc valablement soumettre sa vente à la réalisation d'un autre achat, au succès d'une recherche d'emploi dans sa nouvelle région d'adoption (pour peu qu'on puisse prouver qu'on y a effectivement activement cherché un emploi), etc ... Reste ensuite a trouver un acquéreur qui accepte ces conditions.
  • achat "deux notaires" avantages ? Il n'y a pas de réel avantage, pas financier en tout cas, sauf si vous négociez une remise sur les émoluments avec votre notaire (moins d'1% du montant total de la vente). S'il y'a deux notaires, ils se partagent les émoluments, donc vous pouvez en récupérer la moitié. L'éventuel autre avantage est d'avoir une personne de confiance (si tant est que vous ayez confiance en votre notaire) lors de la vente pour relire l'acte et vérifier qu'il n'est pas écrit à l'avantage exclusif de l'autre partie.

Faire en sorte que tout le monde se parle

Dans un achat immobilier, il y'a plusieurs intervenants. La ou ça se corse, c'est quand on décide de partir loin de son chez-soi actuel.

Pour résumer, dans le pire des cas (le notre, on aime bien être vicieux comme ça) il y'a :

  1. Le notaire du vendeur qui habite on ne sais ou
  2. Notre notaire, qui habite a quelques pas de la frontière belge
  3. L'agence immobilière, au centre ville de l'endroit que nous visons
  4. Le vendeur, en périphérie de cette même ville
  5. Nous, en banlieue parisienne
  6. Notre banquier, en plein milieu de Paris.

La ou ça devient drôle, c'est que lorsque la négociation tarifaire (simple, l'agence, le vendeur et nous) est terminée, arrive les ennuis. Dans l'ordre chronologique :

  • L'agence établi un compromis préliminaire et le montre à son vendeur pour qu'il valide. éventuellement, le notaire du vendeur y met son grain de sel également (Agence -> Vendeur -> Notaire -> Agence)
  • Le compromis par ensuite vers nous pour que nous le validions également. Bien sur, pas de raison que notre notaire n'en profite pas lui aussi (Agence -> Acheteur -> Notaire -> Agence)
  • Une fois que tout le monde est d'accord, il faut signer le papier en question, a trois (voir a 5 si vendeurs et acheteurs sont en couple), sortez vos agendas ! (Agence -> Acheteur) (Agence -> Vendeur)
  • Il faut ensuite que l'acheteur, muni de sa copie du compromis, aille voir son banquier (ou ses banquiers, pour faire jouer la concurrence) (Acheteur -> Banquiers (x fois))
  • De même pour le vendeur, qui a probablement un crédit, voir une hypothèque en cours sur son bien (Vendeur -> Banquier) (Vendeur -> Bureau des hypothèques)
  • Pendant ce temps la, l'agence immobilière a envoyé copie du compromis aux deux notaires (Agence -> Notaire 1) (Agence -> Notaire 2)
  • Il se passe ensuite un temps infini pendant lequel les notaires, banquiers, agences immobilières et divers services de l'état discutent dans votre dos, a vous et a l'acheteur
  • La fin de l'histoire se termine en apothéose, ressortez vos agendas, il faut réunir l'acheteur, le vendeur, les deux notaires et l'agent immobilier en un seul et même lieu (traditionnellement l'office notariale du notaire du vendeur) pour une série de signature a n'en plus finir.

Tout ceci, bien sur, dans le cas d'une vente normale.

J'ai donc décidé de prendre les devants, et envoyé un mail "contacts utiles" à mon notaire, l'agence et mon banquier avec les noms, adresses, numéros et emails de tout le monde.

Amis de la paperasse, bonsoir.

La peur de ce qui est différent

A force de chercher des liens allant dans le sens de ce blog, on en vient également a chercher des liens antinomiques. Pour le plaisir de comparer les avis. Ou peut être par simple envie de se coller le doute après avoir pris une décision.

Frogita a posté le billet le mieux fait qu'il m'ait été donné de voir à ce jour.

Alors oui, il faut bien reconnaître qu'en plus des regards de travers que peut subir un parisien exilé, il y'a moults changements qui vont arriver et qu'il vaut mieux avoir prévu :

  • Les horaires de vie active sont plus 8h-19h que 11h-22h
  • Il faut choisir entre la soirée au resto et la soirée au ciné, les des deux ne servent plus après 22h
  • La quasi absence de mixité sociale fortement implantée donne probablement des craintes diverses et variées à certains habitants
  • Il faut aimer les ballades en foret, parce que les bords de seine, même s'il y'en a dans certains départements, ils sont beaucoup moins pratiquables qu'a Paris

Mais même après ce genre de considération, on craque toujours autant pour l'espace de vie et le calme environnant, quitte a se munir d'un paquet de croquettes au valium pour faire taire les chiens trop véhéments. Et puis, vivre a 70km / 1h de paris en train et en voiture, c'est plus a proprement parlé "la province" mais une (presque) vulgaire "grande banlieue"

A ce propos, je suis tombé sur un billet qui traite, peut-être de façon un peu violente, du distinguo Paris-Province souvent utilisé par beaucoup de gens (et moi le premier), parfois de la mauvaise façon.

J'y ajouterais simplement que :

  • Même si cette ségrégation existe effectivement dans les mots de certains, le fait de dire "province" n'entraîne pas nécessairement une connotation négative hors paire
  • Il existe également la même chose entre une grande ville et sa banlieue (Paris ou autre), voir même à l'intérieur d'une grande ville (parlez des habitants du 19em a certains résidents du 2em arrondissement de Paris)

J'ai, par la même occasion, trouvé un billet qui pourrait presque être une réponse aux questions "tolérance", "indifférences", "intégration", tout ça à la fois, mais qui traite toute fois d'un cas particulier d'intolérance potentielle (tout comme le notre avec notre immatriculation). On y comprends assez vite que, finalement, la "tolérance" des grandes métropoles rime surtout avec "indifférence" et qu'il convient, pour s'intégrer, de prouver a son "nouvel entourage" que malgré ses différences, il y'a du bon comme du mauvais dans chacun. Merci Indilou

Le cauchemard financier

Nous sommes tombés d'accord sur le prix, par l'intermédiaire de l'agent immobilier (c'est agaçant, cette façon qu'ils ont de tenir isolé vendeur et acheteur tant que rien n'est signé ..)

Ce sera 251200 Euro décomposés en :

  • 228000 Euro de "net vendeur" (ce que le propriétaire actuel va se mettre dans la poche)
  • 8000 Euro de commission pour l'agence immobilière (penser a monter une agence immo, plus tard, on dirait que ça rapporte)
  • 15200 Euro de frais de notaire (à la louche, selon le site de l'ANIL)

Soit un "prix de vente" de 236000 Euro, sachant que la maison était originellement proposée a 252000 Euro. C'est plutôt finement négocié et l'agence a fait un effort de 4500 Euro sur sa commission prévue à l'origine.

Les gens sont définitivement plus détendus en province, nous n'allons verser qu'un petit séquestre de 5000 Euro au lieu des 23000 Euro prévus normalement dans ce genre de cas (10% de la transaction) ce qui arrange grandement le budget.

Viennent à présent les calculs d'apothicaires pour la double opération :

L'opération vente/achat en elle même :

  • Notre bien actuel est estimé, par les plus défaitistes, à 200000 Euro
  • Nous devons encore la coquette somme de 65000 Euro à notre banque
  • Sans compter ce prêt en cours (puisqu'il sera remboursé lors de la vente de notre appartement) nous pouvons emprunter entre 110000 et 120000 Euro

Ca rentre donc a priori dans les cases, puisque 251200 - 200000 + 65000 - 120000 = -3800 Euro .. On gagne même un peu d'argent dis donc. Sachant que je compte fermement le vendre au moins 225000 Euro, on en gagne même pas mal.

Mais c'est sans compter Murphy et son prêt relais :

  • Les banques prêtent entre 60% et 100% de la valeur du bien en cours de revente (la notre a l'air d'être partante pour 80%) MOINS le prêt en cours, et en se basant sur les estimations basses. Dans le meilleur des cas pour nous, ça ferait donc 108000 Euro
  • Il faut de toute façon verser la somme séquestre avant de commencer a signer des prêts, voir même verser l'équivalent des frais de notaire de sa poche (il parait que ça fait mieux), entre 5000 et 15000 Euro

In finé, le temps que notre appartement soit vendu, nous n'avons, au mieux, que :

  • Le prêt relais, 108000 Euro
  • Le nouveau prêt immobilier, 120000 Euro

Soit ... 228000 Euro. Il reste donc 23200 Euro a trouver pour un délais de 3 à 12 mois (en fonction du temps que nous mettrons à vendre notre appartement)

Bilan des courses, mieux vaut être entouré de gens prêts à vous prêter un peu (beaucoup ?) d'argent lorsque vous souhaitez changer d'habitation en achetant plus cher que la valeur de vente de votre maison et que vous ne pouvez pas emprunter une somme folle.

jeudi, juin 14 2007

L'art de perdre ses amis

Journée résolument artistique, l'un des problèmes majeurs de l'expatriation (pas forcément lié a la région parisienne, d'ailleurs), c'est l'éloignement vis a vis de son petit univers social.

A moins d'emmener ses amis avec soi, chose à laquelle nous pensons depuis longtemps, par exemple en achetant a plusieurs un gigantesque château, on se voit contraint de laisser une partie de sa vie derrière soi. 70km ça n'a l'air de rien, mais entre ceux qui n'ont pas le permis et ceux qui refusent de passer le périphérique (ou l'A86) pour cause de "heyy ça va pas, j'ai pas mes vaccins à jour, moi !", on risque nous aussi de perdre un bon pourcentage de nos relations sociales actuelles.

Il faut se rassurer tout de même, le fait de continuer de bosser à Paris permettra toujours de voir les plus réticents ... mais le méritent-ils vraiment, au fond ?

Pour les plus courageux, nous prévoirons de toute façon de quoi les garder contraints-forcés à dormir à la maison ... C'est l'un des avantages indéniables de passer de 65 à 130m² utilisables dans son chez-soi.

L'art de la politesse

Il semble que ce soit une maladie chronique des grandes villes, et, d'après ce que j'ai pu lire ici ou là c'est très sensible à Paris.

Sans aller jusqu'à saluer toutes les personnes qu'on croise dans la rue, j'ai toujours mis un point d'honneur à avoir quelques attentions ... pour le conducteur du bus, pour la personne qui tiens la porte, pour l'automobiliste qui me laisse passer ou pour le piéton que je laisse passer. Il faut bien reconnaître tout de même qu'on ne me rends mes "bonjour" ou "merci" qu'à peu près une fois sur deux.

A l'inverse, depuis le début de nos visites, les bonjours pleuvent. Reste quand même quelques aigris de la vie qui nous regardent de travers avec notre immatriculation neuf-trois.

L'art de prendre contact pour s'intégrer

Dans le premier billet de ce blog, je vous parlais de ma tendance a me sentir seul et anonyme au milieu de la multitude parisienne.

L'avantage (et le problème, selon par quelle bout de la lorgnette on prends la chose) quand on sors de la périphérie proche Paris, c'est qu'on arrive dans un tissus social beaucoup mieux formé. Les gens se connaissent. Comme dit l'un de mes camarade de jeu "le fils du boulanger sors avec la fille du boucher". C'est exactement ça.

Sans vouloir faire de la paranoïa à 38 centimes d'euro, j'ai un peu peur qu'on nous regarde (ça j'ai l'habitude) et qu'on nous traite (ça, moins, déjà) comme des extraterrestre quand on va se ramener avec nos deux voitures (dont une passablement ... défoncée) immatriculées neuf-trois.

J'ai donc décidé de prendre les devants. Première opération, prendre contact au plus haut. En se renseignant sur le site de la mairie, on apprends deux choses :

  • Il y'a des réunions d'informations pour les nouveaux habitants (je suppose qu'on y apprends surtout des choses que l'on sait déjà, mais qu'on y rencontre aussi d'autres personnes, ce qui, a mes yeux, est le plus important)
  • Le maire a un blog (sisi) et il s'y exprime souvent sur tout ce qui touche la ville et les environs. Il n'a rien de très esthétique (le mien non plus, d'ailleurs), mais il a l'avantage d'être plein de choses intéressantes.

Diantre .. le vieux rêve de la démocratie tendant vers le participatif serait-il entrain de naître à Villers Cotterets ?

Je n'ai pas encore trouvé les lieux et heures des fameuses réunions pour les émigrants, mais j'ai déjà envoyé un mail à Mr Bellière pour lui dire tout le bien que je pensais de sa manière de communiquer en ligne.

Les autres choses à faire sont nombreuses (et nous ferons certainement l'impasse sur quelques unes, du moins avant de déménager) :

  • Aller voir les écoles, pour discuter avec les équipes
  • Chercher sur le net des gens proches en age et en lieu géographique, voir en situation (jeunes parents, chercheurs d'emploi, ...)
  • Flâner dans la ville, discuter avec les commercants et les passants (l'option bébé-poussette marche terriblement bien)
  • Aller dans le quartier visé et alpaguer les gens qui sortent de chez eux .. voir même, sonner pour discuter (bébé-poussette indispensable, voir même bébé-bras)

Pour finir, le truc qui scotche généralement tout le monde et qui vous permet de repérer d'un seul coup tous les gens "ouverts" autour de votre nouveau chez-vous : le goûter-apéro. A faire dans le mois qui suit le déménagement et inviter, selon ses moyens et l'espace disponible, les habitants proches, puis fonctionner par cercle concentrique autour du nouveau chez-soi pour inviter les gens.

Même pas signé, la poisse nous colle déjà au train

Et quelle poisse.

Le quartier (enfin, façon de parler, les 10 maisons de la petite rue) est en "zone à risque" concernant, bien sur, les inondations, mais surtout les coulées de boues (quand je parlais de poisse, j'étais dans le vrai)

En soi, ce n'est pas réellement gênant, dans la mesure ou il n'y en a pas eu depuis 7 ans, et que depuis la dernière, la commune a fait construire un bac de rétention pour prévenir ce genre de blague. Seulement, l'état étant ce qu'il est, tout n'est pas encore à jour au niveau des services nationaux qui donnent les autorisation de construire, il y'a donc un risque de refus catégorique de permis de construire.

Et nous avons justement sélectionné cette maison pour son grand terrain, permettant d'accroître la surface habitable jusqu'à près de 500m².

Après avoir pris contact avec le service d'urbanisme de la mairie (par email hier soir a 22h, réponse concrète, argumenté et accompagnée de tous les documents nécessaires pour avancer ce matin a 8h, mes félicitation) le plus sûr reste encore de :

  • Faire une demande de certificat d'urbanisme qui va, si elle est acceptée, geler le droit de construire sur le terrain en position "OK" pendant un an reconductible tant que la situation du risque n'évolue pas
  • Signer le compromis de vente a la clause suspensive d'obtention de ce certificat

mercredi, juin 13 2007

Après la recherche, la négociation

Quelques visites Crepy / Villers cette après midi. Rien de bien flambant. Mention toute fois pour une maison sur Crepy qui était plutôt pas mal malgré un sous sol un peu bas de plafond et un je-ne-sais-quoi qui n'allait pas (ma binomette non plus n'a pas réussi a mettre le doigt dessus).

Du coup, retour sur Villers voir la maison de la dernière fois (sisi, vous savez, celle avec les photos sur ce billet) pour revoir, prendre une tétrachiée de photos (parfaitement madame) et tâter le terrain avec les propriétaires. Manque de chance ils n'étaient pas sur place.

Petites infos en vrac, glanée au passage, s'il y'en a que ça peut intéresser :

  • Le COS du quartier de Piseleux a Villers Cotterets est de 0.6 (plutôt un très bon point)
  • Il y'a un règlement de lotissement qui a l'air plutôt drastique (a récupérer avant de s'avancer)

Du coup, usés de faire nos visites bi hebdomadaires, nous avons lancé les négociations sur cette maison par l'intermédiaire de l'agent immobilier (ça sers aussi a ça, les agents). Les propriétaires en veulent 252200 Euro, nous offrons (pour l'instant), 230000 via une offre de prix comme expliqué dans l'un des billet de lundi.

Le temps de vider l'appareil photo et on devrai avoir quelques visuels :)

lundi, juin 11 2007

COS, PLU, urbanisme, permis de construire, etc ...

dès qu'il s'agit de poser une brique a l'extérieur, ou d'agrandir son chez soi, on passe obligatoirement par la case administration.

Petit lexique pour commencer :

  • COS : C'est le Coefficient d'occupation des Sol. On le multiplie par la superficie de la parcelle de terrain (y compris l'espace déjà occupé par d'éventuelles constructions) pour connaître la SHON
  • SHON : Surface Hors Oeuvres Nette. C'est la superficie habitable close. Elle ne prends donc pas en compte les balcons, loggias, terrasse (de sol ou de toit), garages, sous sol, etc ..
  • SHOB : Surface Hors Oeuvres Brute. C'est généralement la SHON + 5%. Il s'agit en fait de la surface habitable + les emprises de murs

Un exemple : Sur un terrain de 1000m² avec un COS de 0.2, on pourra construire 1000*0.2, soit 200m² habitables. De plain pied, ça donnera par exemple un bâtiment de 21 mètres de long sur 10 mètres de large, soit une SHOB de 210m² et une SHON de 200m².

On pourra aussi faire un bâtiment sur 2 étages + sous-sol de 10x10, avec donc 100m² habitables au rez-de-chaussée, 100m² au 1er étage et 100m² de sous-sol qui ne sera pas comptabilisé car jugé non habitable du fait de l'absence d'ouverture sur l'extérieur.

  • PLU : C'est le Plan Local d'Urbanisme. Il défini toutes les règles devant être suivie par les propriétaires de terrain sur une commune. Type de zone (résidentiel, industriel,...), les COS des terrains, les zones a risques, l'état du sous sol (lorsqu'il est connu), etc ...

Il existe un tas de règlements et d'obligations que l'on pourrai qualifier de monstrueux. J'ai, à l'occasion, trouvé un site très bien fait sur le droit immobilier et les problèmes qui vont avec.

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