A la faveur d'un lien posté par Nadège sur le forum du site bulle-immobiliere.org
j'ai commencé a débattre avec des gens plus ou moins avenants et qui poussent
plus ou moins la réflexion, d'une façon plus ou moins agréable. Je vous invite
tout de même a y faire un tour, il y'a beaucoup de choses a y apprendre même si
elles ne sont pas toujours rangées de manière très accessible.
Il convient en effet de bien se renseigner sur cette bulle, sur les
conséquences qu'elle peut avoir sur l'investissement que l'on souhaite faire,
et sur les risques a court, moyen et long terme.
Comme tout marché, l'immobilier va et vient, a long terme il n'y a donc
qu'un risque faible qui devient quasiment nul lorsqu'on parle de sa résidence
principale. Qu'importe la valeur de son bien immobilier tant qu'il suit grosso
modo les courbes globales de variation, le vendre demain 100, 1000 ou 10000 ne
changera rien puisqu'on trouvera l'équivalent pour un prix similaire a coté. Le
seul risque réel est dans l'interval entre l'achat et la vente dans un marché
en mouvement :
- Si vous prenez le parti de ne pas vendre tant que vous n'avez pas acheté
(le cas de beaucoup) vous risquez une partie de votre capital si le marché est
en baisse et vous devez réagir vite a une proposition d'achat, même en dessous
de vos prévisions, si vous constatez que les acquéreurs potentiels se font
rares.
- Si vous prenez le parti inverse (mettre en vente avec un délais vous
permettant d'acheter, par exemple) vous risquez la même chose si le marché est
à la hausse.
Si on met de coté les spéculateurs, beaux parleurs, et conseilleurs qui ne
sont pas payeurs, le marché est aujourd'hui dans une phase de stabilisation.
Vulgairement, ça veux dire que ça monte encore a certains endroits (mais moins
vite) et que ça baisse à d'autres (sans pour autant que ce soit une chute
vertigineuse). C'est, en réalité, le moment idéal pour profiter d"opportunités
diverses :
- vendre son bien actuel (puisqu'il est convenu que nous sommes au plus haut
du marché pour la période en cours) pour partir en location "le temps que ça se
tasse".
- se savoir dans une zone encore en légère croissance et repousser de
quelques semaines ou mois la vente de son bien tout en s'engageant sur un autre
bien qui est dans une zone "sur la descendante" (je suis tombé sur un article pas mal fichu qui rappel la fâcheuse tendance qu'on les
français a n'investir que sur les hausses alors qu'il est prouvé par A+B que le
plus rentable est d'investir sur les baisses)
Pour terminer sur l'investissement concernant la résidence principale, il ne
faut pas oublier non plus qu'il s'agit également de l'endroit ou on va vivre et
pas uniquement d'un produit de placement financier. Il n'y a donc pas que
l'aspect "est-ce que, par hasard, si j'optais pour une location, je ne
dégagerai pas 30000 euro sur 10 ans si jamais le marché se gaufre de 40%".
30000 Euro sur 10 ans, ça fait 250 euro par mois, avec des si, on mettrais
Paris et le double de tous les parisiens dans une seule bouteille, au final,
comme dans tout achat, il y'a un coté plaisir absolument impondérable qui
rentre en ligne de compte et, pour gagner 250 euro par mois, il y'a des tas de
méthodes, par exemple arrêter de fumer.
Petit mot, après ça, sur l'investissement immobilier spéculatif (j'achète un
bien dont je ne fais rien uniquement pour pouvoir le revendre avec une plus
value dans X temps) et locatif (j'achète un bien que je loue, je dégage 5 à 15%
de revenus fonciers avec mon capital qui sera peut être bonifié d'une plus
value à la revente ultérieure).
Soyons clairs, s'il s'agit de placer un capital a court ou moyen terme,
c'est une idée absurde de le faire dans l'immobilier d'habitation aujourd'hui
(le cas de l'immobilier d'entreprise et des parkings étant légèrement
différent). En investissement spéculatif, sauf zone très particulière
(extension de réseau de transport a venir rapidement et a proximité immédiate,
aménagements spécifiques en cours, zone a fort potentiel touristique en
création, etc ..) on est quasi-sûr d'y laisser des plumes. Pour le locatif, il
y'a fort a parier que les loyers couvriront tout juste la moins value à la
revente si elle intervient trop tôt.
Par contre, si vous avez 20 ou 30 ans devant vous, l'investissement locatif,
s'il est judicieusement réfléchi (plusieurs petits biens plutôt qu'un seul
gros, zone stable politiquement, ...) et positionné (pas "trop près" mais pas
"trop loin" non plus) peut très bien se faire aujourd'hui et peut même être
couvert a base de produits boursiers pour garantir le capital global a échéance
20 ans (vous avez 600.000 Euro a placer. placez la moitié en produits
financiers garantis a 4%, l'autre moitié dans l'immobilier, dans 20 ans, votre
placement financier vaudra pas loin de 600.000 Euro avec le cumul des intérêts,
votre placement immobilier, même dévalué de 50%, vaudra encore 150.000 Euro et
vous aurez encaissé, si vous vous êtes mal démerdé, 120.000 Euro de loyers,
soit une performance globale de 2.25% annuel dans le pire des cas)