Quitter Paris

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dimanche, octobre 4 2009

Nouveautés en matière de remboursements des transports

Un petit billet spécial, beaucoup de gens viennent ici pour glaner des infos sur les remboursements de frais de transports dus par les employeurs.

Depuis le 1er janvier dernier, les obligations des employeurs parisiens en terme de remboursements ont été étendues a l'ensemble du territoire métropolitain.

En résumé, l'employeur doit vous rembourser 50% du cout réel des transports en communs que vous utilisez pour vous rendre au travail :

  • Sur la base du cout le moins élevé (il n'a pas obligation de vous payer 50% du prix d'un abonnement 1ère classe ou du coupon mensuel si ça revient moins cher de prendre des hebdos)
  • De façon cumulée (carte orange + abonnement SNCF, par exemple)

Mais en plus, si votre job nécessite, de façon régulière, des déplacements pendant le temps de travail, l'employeur peut (ce n'est pas une obligation) vous rembourser 100% de vos frais de transport sans pour autant avoir à payer de charges sociales sur ces montants.

Ces obligations sont bien sur rétroactives. Si vous n'êtes pas remboursé comme il convient, vous pouvez demander des arriérés jusqu'au 1er janvier 2009. Pensez à conserver vos justificatifs !

Par contre, si l'éloignement entre votre domicile et votre lieu de travail est de votre fait, vous n'avez droit à rien (comprendre "si vous bossez et habitez à Paris et qu'il vous prends l'envie de déménager à Marseille, l'employeur n'est pas obligé de vous régler la moitié du train tous les mois")

Enfin, concernant les temps partiels, la règle ne souffre d'aucun prorata dans le cas des abonnements. Vous ne payez pas moins cher votre abonnement de transport sous prétexte que vous ne l'utilisez que 3 jours par semaine, votre employeur doit donc vous rembourser comme un salarié plein temps.

mardi, décembre 18 2007

Confort dans les transports

Les terreurs principales du parisien qui s'expatrie mais qui continue a fréquenter la capitale (pour le travail, le plaisir ou autre) concernent évidemment les transports.

Qu'on se rassure, les TER et autres trains grande ligne sont largement plus confortable que le métro et le RER .. sauf aux heures de pointes (le vendredi a partir de 15h, et jusqu'à 21h, donc) quand madame SNCF décide qu'un TER a deux wagon, ben ça suffit pour faire rentrer tout le monde, mais ça reste somme toute assez rare.

Sorti de ces petits instants (45 minutes, en fait) de bonheur façon sardine, pour peu que vous habitiez un peu loin de Paris, il y'a toujours de la place quand vous montez dans le train et on y est bien assis (oui, si vous avez décidé de vous installer a la première gare après Paris sur la ligne, c'est un mauvais calcul ... non seulement ça coûte pas beaucoup moins cher mais en plus les trains sont plein quand ils arrivent chez vous)

Il est par contre conseillé d'arriver 5 ou 10 minutes avant le départ du train pour rentrer de Paris le soir si on a une place préféré (coté fenêtre d'un carré dans le sens de la marche, par exemple .. c'est très prisé)

Reste les impondérables de la vie en société ... j'en ai croisé un beau spécimen .. 9 beaux spécimens en fait, ce matin, dans le train de 7h27. Ils arrivent généralement en meute et en deux morceaux (un qui monte en même temps que vous et un autre qui arrive à la gare d'après). Ça fait un bruit fou, ça maudit cycliquement la SNCF (sauf quand le contrôleur passe, biensur), ça cause de la pluie et du beau temps en braillant des énormités toutes plus grosses les unes que les autres pour se faire mousser, ça glousse a tout va ... même pas moyen de lire mon bouquin.

On se dit "oh ben ce sont des collègues de travail" .. eh ben même pas, ce sont juste des "collègues de train" .. Une fois arrivé à Paris, tout le monde se sépare et va vivre sa petite vie bien tranquillement .. après avoir consciencieusement pourri celle d'un wagon entier pendant une heure au moment exact ou on aimerai bien avoir un peu de calme avant d'aller bosser.

J'ai su rester zen, mais promis, la prochaine fois, j'arrache quelques mâchoires pour ma collection.

mercredi, novembre 7 2007

Les tarifs SNCF. Quand Paris rencontre la Province.

Naïf que j'etais, je vais voir à la gare la plus proche (gare de l'Est) de mon bureau pour me renseigner sur les tarifs (voir mon billet du mois de mai dernier) pour un double trajet quasi quotidien Paris - Villers-Côtterets.

Je me rends donc a cette même gare il y'a deux semaines pour souscrire cette fameuse carte fréquence et, moi aussi, ne payer que la moitié du prix sur les billets. J'en profite pour aller faire un tour en train la bas, tester "en vrai", "a une heure de pointe" et accessoirement récupérer une voiture qu'on avait oublié la bas.

Arrivé a la gare de destination, je tombe sur une affichette encourageant les usagers a renouveler leur "pass'actif" avant la fin du mois, pour éviter les files d'attente.

Kezako, "pass'actif". Ni une ni deux, google vient a mon secours. Il s'agit d'un abonnement illimité co-financé par la région Picardie coûtant la modique somme de 145 Euro par mois.

voyons voir, reprenons notre petite calculatrice :

  • 11.70 le trajet (soit 468 Euro pour un mois de trajets)
  • 380 Euro et des brouettes l'abonnement illimité mensuel.
  • 5.80 avec la carte fréquence qui coûte 116 Euro par semestre (soit 253 Euro mensuel)
  • Et ... 145 Euro avec le "pass'actif" ... pour un nombre de trajets illimités (avec le bonheur de ne pas avoir a se farcir l'achat de billet ...)

évidemment, je le prends pour le mois de novembre ... Mais la SNCF, mauvaise conseillère, refuse de rembourser plus de la moitié de la carte fréquence. Et hop, 60 Euro dans le baba.

Merci la SNCF de voler vos clients de la sorte.

jeudi, juillet 19 2007

Velib', j'ai testé pour vous

Encore parisien (de résidence) pour quelque mois, et probablement parisien (de travail) pour encore pas mal d'années, j'ai vu pousser les stations Velib' comme des champignons ces dernières semaines.

Hier, mercredi, jour de la bière, l'équipe se dit "allons au pub en velib' pour brûler les calories qu'on va ingurgiter ce soir".

Ni une ni deux, on dégaine la carte bleue et le pass navigo et on donne tout ça à manger à la borne en disant "je signe pour 24 heures à un euro". La très gentille borne répond "ok, mais je vais quand même voir si t'as bien 150 euro sur ton compte dès fois que tu me rende pas le vélo" ... soit ... tant qu'ils ne les encaissent pas, tout va bien (ils promettent, sur leur site ..)

Après, on arrache le vélo de son plot, et nous voila parti sur la route (les couloirs de la mort comme disent certain, en parlant des couloirs de bus)

Sauf que ... Et la, Nadège va nous pondre un article bientôt je sens, c'est le début de la fin :

  • Dérailleur qui zap les vitesses (il n'y en a déjà que 3, c'est léger, léger)
  • Station pleine de vélo mais tous en rouge donc imprenable
  • Station pleine à l'arrivée, pas moyen de se garer
  • Et je vous laisse voir les tarifs sur l'URL ci-dessus, ça fait peur après d'une heure.

Je suis quand même un garçon plutôt conciliant, donc je me dis "puisque j'ai signé pour 24h, je vais en profiter pour rentrer du pub à la porte des Lilas en vélo, et demain, refaire le même trajet jusqu'au bureau le matin, pour voir".

Bon point, quand ils disent 24h, c'est 24h, et pas jusqu'à minuit le jour ou on a activé le pass (j'avais un peu peur, j'avoue). Mais la rue de Belleville, quand on est pas sportif pour un sous, fumeur, et sur un velib, c'est un véritable calvaire pour les mollets.

Par contre, ce matin, pas moyen de trouver une station avec des vélos disponibles. Porte des lilas était vide, Télégraphe était planté (oui oui, ça tourne sous windows). Bref, j'ai fais une jolie ballade à pied par la rue de Crimée pour aller chercher de quoi finir le trajet à coté des buttes-chaumont. Merci velib ! :)

Dernier test sur mon crédit de 24h cette après midi pour aller chercher la nouvelle voiture chez le concessionnaire (classss, arriver avec un vélo fabriqué en Hongrie et repartir au volant d'un break fabriqué en Roumanie)

Moralité de l'histoire et bilan du test : c'est pas sec et les arrondissements périphériques de paris sont très mal lotis en terme de densité de station. Par contre, quand nous auront déménagé, le petit bout du boulevard Magenta que je devrais faire matin et soir pour rejoindre gare du nord depuis le bureau sera fait, moyennant beau temps, en velib.

vendredi, juin 22 2007

La prise en charge des titres de transport par l'employeur

ATTENTION, la législation à changer début 2009. Plus d'infos ici

La législation sur ce point est en cours de changement, tout ceci peut donc voler en éclat du jour au lendemain, mais pour l'instant, il existe deux cas distincts dans la loi française (il y'a sans doute des adaptations locales au cas par cas, mais je n'ai pas fais le tour) :

L'Ile de France et abords immédiats sous le haut patronage du STIF
La bien connue (des gens qui sont dans les parages, en tout cas), carte orange qui, moyennant 6 zones tarifaires différentes et concentriques autour de Paris, permet de prendre tous les types de transports en communs (SNCF, RATP, APTR, etc ..)
Légalement considérée comme un moyen de transport a la fois professionnel et personnel, elle doit et ne peut être prise en charge par l'employeur qu'a hauteur de 50% de sa valeur effective. La seconde tranche peut éventuellement être prise en charge aussi, mais se retrouve soumise a charges sociales comme tout complément de salaire en nature.

Le reste de la France
La, les choses sont moins claires. La loi dit qu'il est possible, pour l'employeur, de prendre en charge 100% des frais de transports occasionnés par les déplacements domicile-travail et pendant le travail (en voiture, train, bateau, avion, ...) aux conditions suivantes :

  • Le remboursement se fait sur la base du coût réel du moyen de transport raisonnable le plus économique (pas d'Air France avec petit déjeuner pour un Paris-Lyon, donc)
  • Le besoin de transport ne doit pas résulter uniquement d'un choix de convenance du salarié (si vous travaillez à Grenoble et que vous avez décidé que les montagnes autour de Gap sont plus accueillantes et déménagé la bas, l'employeur ne peut théoriquement pas prendre en charge vos titres de transport ou votre carburant).

Vous aurez remarqué le "uniquement" dans la phrase ci-dessus, qui signifie qu'on peut être sauvé par la moindre petite obligation ou contrainte. Un comptable que j'ai contacté dernièrement m'a quasi assuré qu'il était courant, pour le genre de poste que j'occupe, que les URSSAF ne prête pas trop attention a ce genre de remboursement, ce qui, je ne vous le cache pas, m'arrange plutôt :)

Le cumul Paris & Province
Ben oui, si tout était si simple, la vie serait belle, mais non. La loi dit que le remboursement à 100% de titres de transport autre que la carte orange n'est pas compatible avec le remboursement de cette dernière. La encore, c'est sujet a discussion, les "turbo cadres" étant manifestement une race encore rare, je n'ai trouvé aucune jurisprudence concernant :

  • Le remboursement des trajets Domicile-Travail a 100%
  • Le remboursement de la carte orange, a 50 ou 100%, si elle est nécessaire à la bonne exécution du travail et qu'elle ne sers, par définition, pas aux activités personnelles puisque vous n'habitez plus Paris.

Ca risque donc d'être un peu freestyle, jusqu'à ce que j'arrive à toucher quelqu'un à l'URSSAF qui puisse me donner un avis tranché (les impôts, eux, conseillent de déduire toutes ces sommes au titre des frais réels, mais ce qui m'importe moi, c'est d'économiser les charges sociales a l'entreprise, pas de grappiller quelques centimes sur la centaines d'euro d'impôts que je paie chaque année)

jeudi, mai 24 2007

Voiture VS Train

L'avantage, quand on se ballade en voiture, c'est qu'on est a peu près maître de son confort et de ou on va. Il y'a toujours moyen de trouver une petite route dégagée pour rouler et se rapprocher de sa destination. Le problème, c'est le coût (de la voiture, de son entretient, du carburant, ...)

L'avantage, quand on se ballade en train, c'est qu'on peut dormir, si on a eu la chance d'entrer dans un train en début de trajet. De manière générale, lorsqu'il s'agit d'aller à Paris, mieux vaut le train de toute façon. Le problème, c'est que parfois, ben y'a pas de train.

Au final, nous allons viser un axe qui permet les deux. Sachant que :

  • La partie ouest de notre arc de recherche est reliée à Paris par l'A1 et que c'est payant
  • L'est, traversé par la N2, gratuite, mène a la périphérie de Paris en 45 minutes.
  • Le sud de l'arc est relié au réseau Paris-Est qui, pour le fréquenter quasi quotidiennement en ce moment, est réellement invivable au niveau des horaires

Notre choix va donc s'orienter sur l'axe N2 (Paris-Soissons) qui permet :

  • D'arriver a gare du nord en moins d'une heure
  • De pouvoir descendre a Paris (ou proche Paris) en voiture sans financer d'autoroute a péage
  • D'être, en bonus, un axe qui me rapproche d'une partie de ma famille

mardi, mai 8 2007

Les blagues de la SNCF

On ne peut pas vouloir vive hors de l'Ile de France, travailler en plein Paris et éviter sciemment la question de la SNCF. Ou alors, ça revient très cher en fatigue, en temps et en carburant.

Certains travers de la SNCF sont bien connus. Par exemple les retards et annulations chroniques, la disparité en fonction des lignes (574km/h contre 34km/h au même moment a un autre endroit), etc ...

Mais il y'en a un qui reste encore sous exploité en terme d'amusement, ce sont les tarifs.

En bon parisien que je suis, je me dis naïvement, "l'abonnement, pour 5 allés/retours par semaine, c'est ce qui doit se faire de plus économique".

Démonstration sur une hypothèse de 470 trajets annuels (52 semaines - 5 de congés) Paris - Soissons :

  • En achetant les billets a l'unité, 14.70 Euro par billet, 6909 Euro
  • En prenant un abonnement "nombre de trajets illimités", la première année, 4798.80 Euro, la seconde 4179.60 et la 3eme et suivantes, 3799.20
  • En prenant une carte "Fréquence" (50% de réduction sur chaque trajet), 229.50 Euro de carte et 6909/2=3454.50 Euro de billets, soit 3684 Euro

Moralité, l'abonnement coute plus cher que la carte Fréquence + billets a l'unité et est donc réservée aux seuls voyageurs qui prennent le train au moins 3 fois par jour

Pire, la carte Fréquence existe pour "la France entière" et coûte 600 Euro par ans, soit un total d'environ 4000 Euro permettant de voyager a demi tarif sur toutes les lignes SNCF toute l'année.

Pour revenir sur terre après ce petit épisode amusant, 3684 Euro par ans, ça représente quand même la bagatelle de 300 euro par mois, ça fait une sacrée carte orange, que l'entreprise ne remboursera probablement pas aux même tarif que la sus-dite.