La mauvaise nouvelle qui tombe, le certificat d'urbanisme demandé est négatif.

Pourquoi ? La préfecture et la DDE n'ont pas réévalué le risque de coulée de boue après les travaux effectués par la commune.

Concrètement, ça entraine quoi ? Une incertitude concernant une éventuelle extension de la surface habitable. Pas de problème pour ajouter 20m², mais aujourd'hui, si on veut plus, c'est niet.

Et donc, on fait quoi ? On réfléchi, on relis les mails de quelques personnes qui ont vivement critiqué mon projet ("mais vous êtes fous, vous ferez quoi avec une maison de 220 m² ?"), et on se dit que même si on en aura effectivement besoin tôt ou tard (il faut bien repeupler la France) ce sera plus tard que tôt, et que même en travaillant non-stop au repeuplement, on tiendra bien dans celle ci pendant 4 ou 5 ans.

On en arrive donc aux considerations financieres :

  • (-) Il est autrement plus difficile de vendre une maison de 5 pièces à Villers Cotterets qu'un appartement de 2 pièces à Noisy le Sec
  • (+) Nous avons négocié la maison au prix actuel du marché au m² avec quelques avantages (grand terrain, rue peu passante, ...) donc l'affaire est plutôt bonne a l'heure actuelle
  • (-) Il a l'air convenu que les années qui viennent seront moins haussières, si elles ne sont pas baissières
  • (+) Nous sommes motivés pour aller droit dans celle la. Ca tape fort sur les nerfs de se remettre en quête d'un logis de façon permanente comme nous l'avons fait ces 6 derniers mois

Si on regarde bien le dernier krach immobilier en date (fin de la glissade en 96),ses causes et ses effets, la moyenne des département les plus touchés a enregistré une gamelle de 20%

Donc un calcul simple : l'opération nous coute 252000 Euro, la vente rapporte 228000 Euro au vendeur. 228000 - 20% = 182400. Si krach il y'a et que nous revendons en plein dans le trou, nous y seront donc pour en gros 70000 Euro de notre poche.

Somme toute relative, puisque tout ceci n'est qu'un énorme plan sur la comète et que, comme je l'ai expliqué dans un billet précédent, si notre capacité d'achat retombe a 182400 Euro, la valeur des biens que nous pourrions vouloir acquérir a ce moment la aura varié a peu de choses près du même pourcentage. (reste les frais annexes qui sont, de toute façon, perdus)

Il nous reste encore quelques jours (levée des conditions suspensives le 11 aout) pour savoir si nous poursuivons malgré l'avis négatif ou si nous repartons en chasse. Il semble que nous penchions, a l'heure qu'il est, pour continuer sur celle-ci, moyennant la discussion du prix a la baisse (on a bien le droit de se permettre un petit coup de bluff, non ?)